La fin des vacances!

La fin des vacances!
Et oui, c'est bientôt la rentrée! Mais je comptes profiter de ces dernières journées pour faire du vélo et partir à la plage!
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# Posté le vendredi 31 août 2007 15:06

Modifié le lundi 03 septembre 2007 15:08

La Quête de Sora Chapitre 7

La Quête de Sora Chapitre 7
HISTOIRES DE POMME

Le vaisseau gummi sortit de l'hyper-espace pour se retrouver enfin devant le monde de Traverse.
-Bien, on va attérir, annonça Donald.
-Et si je faisais l'attérissage? proposa Sora.
-Hein? Non merci! Avec de la malchance, on va se retrouver catapultés au Colisée!
-Allez! Au moins ça!
-Je te dis non!
-Et moi je te dis si!
-Et c'est reparti, fit Dingo.
-Non, non et non!
-Si, si et si!
-Tu vas te taire, sale gosse?
-Et toi, canard boiteux?
-Noooooon!
-SI!
Donald en eut assez et se rua sur Sora, mais ce dernier évita la charge en bondissant sur le côté en attérissant sur... les commandes!
-Oh non! fit Donald.
-Oups!
Et comme il fallait s'y attendre, le vaisseau piqua du nez et se précipita dans le spacio-port de la ville de Traverse.

-Merci, au revoir, fit poliment Youfie en sortant d'une boutique en soupirant. Bon, ben il faut que je continues à chercher!
Baoum.
? C'était quoi cette explosion? se demanda la jeune fille. Des Sans-coeur? Ca venait du spacio-port. Puis elle sourit.
-Enfin un peu d'exercice! C'est parti! cria-t-elle, s'attiant les regards des passants.
Indifférente aux regards, Youfie se dirigea vers le premier quartier. Lorsqu'elle arriva dans la place, elle vit la cause de tout ce raffut.
Sora, Donald et Dingo. Ils étaient dans un sale état, au sens propre du terme et leurs vêtements fumaient. Mais ce n'était rien comparée à la fumée qui s'échappait de la tête de Donald qui était très en colère, s'adressant à Sora.
-Plus JAMAIS! Plus JAMAIS tu m'entends? Plus JAMAIS mais alors plus JAMAIS tu ne t'approcheras à moins de cent kilomètres des COMMANDES! PLUS JAMAIS!
Youfie ne put s'empêcher de rire en voyant l'air ébahis de Dingo et de Sora. Ce dernier avait du faire une bêtise. Seul Donald restait lucide grâce à sa colère, le spectacle était vraiment amusant.

Sora, reprenant peu à peu ses esprits, crut entendre un rire, il regarda devant lui et vit...
-Youfie!
-Salut les gars! leur dit la jeune fille.
Hm... ils tombent plutôt bien ces trois-là, surtout Sora, pensa Youfie.
-Des soucis? ajouta-t-elle.
-Oui, mais pas trop grave, assura le garçon.
-Ahyuk! Juste le vaisseau qui s'est écrasé la tête en avant.
-ET GRÂCE A QUI? hurla Donald.
-Oh, c'est pas grave, on le réparera, assura Youfie. C'est génial que vous soyez revenus. J'ai besoin de vous.
-Nous? demandèrent en choeur les trois compères.
Youfie confirma d'un signe de tête.
-C'est que... on allait voir Léon, informa Sora.
-Léon? Vous le cherchez?
-Ben oui.
-Bof, il peut attendre, j'aimerai que vous veniez avec moi.
-Mais Youfie... c'est important!
-Et alors? Pour moi aussi c'est important!
-Mais on doit lui parler maintenant!
-Allez! S'il vous plaît! Juste cinq minutes!
-Ecoute Youfie, on va d'abord le voir, ensuite, promis, on va avec toi.
-Bon d'accord! renonça-t-elle. Il doit être en train de s'entraîner dans une grotte située sous la ville.
-S'entraîner?
-Ben oui, et il met les bouchées doubles! Et ce, depuis qu'il t'a "battu", ajouta-t-elle en lui faisant un clin d'oeil.
-Comment on y accède, à cette grotte? demanda Donald.
-Vous voyez au deuxième quartier, dans la ruelle?
-Oui.
-Et ben il y a un canal menant à des barreaux. L'entrée de la grotte est derrière ces barreaux.
-D'accord, merci! fit Sora en s'éloignant avec ses deux compagnons.
Hihihi, ça vous apprendra à me laisser sur la touche, les gars.

Le trio arriva dans la ruelle. Il y avait bien les barreaux. Soudain, Dingo sursauta.
-Qu'est-ce qui se passe? demanda précipitament Donald.
-Un ennemi?
-Non, je viens de penser à quelque chose!
Les deux autres le regardèrent avec des yeux ronds. Dingo? Penser?
-Et... à quoi?
-A Pluto!
-Pluto? répèta Sora. Qui est-ce?
-C'est le chien du Roi! C'est vrai qu'il est venu avec nous!
-Un chien? Orange?
-Oui! Tu l'as vu?
-Et comment! C'est la première personne que j'ai vu en arrivant ici. Il est parti sans raisons juste après que je lui ai demandé où on était.
-Il doit être encore ici! Faudra fouiller la ville après avoir vu Léon.
-Oui, allons le voir! dit Sora en s'approchant des barreaux. Hm? Il n'y a pas de mécanisme?
Le trio se mit à fouiller partout autour des barreaux, rien!
-Bon, ben c'est pas grave! Il nous reste la manière forte!
-Pardon???
Sora prit sa Keyblade et se rua sur les barreaux, ignorant royalement l' "attends!" de Donald. Arrivé à leur hauteur, Sora donna un coup d'épée, des étincelles giclants sur le métal. Les deux amis regardèrent le garçon. Il eut un court silence avant que Sora se mit à trembler puis à tomber sur le derrière. Les barreaux n'avaient rien du tout!
-Je comprends pas! Normalement ils auraient du céder!
-Ca t'apprendras à faire le fanfaron et à toujours foncer tête baissée! gronda Donald. Laisse faire les professionnels! ajouta-t-il en pointant sa baguette en direction des barreaux. Je vais les faire fondre, Brasier!
La boule de feu s'écrasa sur les barreaux ne laissant même pas la moindre trace de brûlure. Sora se leva et croisa les bras en regardant Donald qui ne bougeait plus.
-Hum, hum, ce... ce genre d'incident peut arriver! Même les professionels ont leurs limites! se défendit Donald.
-Ahyuk! Bon, à moi! Dingo-Boomerang!
-Non!
Trop tard, le bouclier se précipitait sur les barreaux, ricocha dessus et atteint Dingo au front. Donald éclata de rire en voyant son ami étalé par terre, ébahis que son coup s'était retourné contre lui. Il s'amusait si bien qu'il ne vit pas le bouclier passer du front de Dingo aux barreaux pour à nouveau rebondir et atteindre la tête du canard. Sora le pointa du doigt en riant:
-Ca t'apprendras à te moquer des autres!
Mais le bouclier refit le même trajet et atteint cette fois le ventre du garçon qui tomba de nouveau par terre.
-Holàlà! Maintenant, j'ai froid aux fesses! se plaignit Sora.
En effet, ils étaient tombés, sous les assauts du bouclier, dans le canal dont le niveau de l'eau leur arrivait aux semelles des chaussures de Sora.
-Couac! Cette histoire commence à me faire mal à la tête!
Ils se relevèrent en se demandant ce qu'ils pouvaient bien faire. Parfois, s'arrêter et réfléchir avaient du bon : le trio remarqua que les barreaux n'avaient rien, or, Léon était passer par là. Comment avait-il fait? Sora ne voyait qu'une explication:
-Youfie s'est moquée de nous! C'est obligé qu'il y ait un autre passage! Mais on va lui montrer!
-Et comment on va s'y prendre? demanda Dingo.
-Que nous a dit Phil, déjà? Qu'une vrai équipe est soudée et compact. Alors si on attaquait ensemble?
Les deux autres approuvèrent.
-C'est vrai que un pour tous et tous pour un!
-Allons-y!
-Glacier! cria Donald.
Les cristaux de glace recouvrèrent tous les barreaux.
-Dingo-Fusée!
Le guerrier sauta haut et plongea en piqué vers les barreaux et les atteignirent. Ils se mirent à vibrer tandis que Sora se précipitait vers eux.
-Si ça ne marche pas, rien ne le pourra! AQUILLON!
La Keyblade de Sora atteignit les barreaux qui cédèrent. Le garçon se mit à crier de joie, mais emporté par son élan, il ne put s'arrêter, butta sur un caillou et tomba en avant sur le sol mouillé. Les deux autres se précipitèrent sur lui, inquiets. Mais Sora leva un pouce avant de se relever tout seul avec un grand sourire. Donald et Dingo éclatèrent de rire en voyant le visage de Sora tout mouillé. Le garçon ne tarda pas à rire aussi, puis ils s'enfoncèrent dans les profondeurs du tunnel.
Lorsqu'ils arrivèrent au bout, ils virent un objet briller. Ils se précipitèrent... trop vite et évitèrent de justesse la lame d'une épée. Quelques torches enflammées éclairaient la grotte et ils reconnurent le porteur de l'épée.
-Léon!
-... désolé, j'étais en train de m'entraîner et vous avez surgis.
-C'est pas grave! On a des choses importantes à te dire!
Léon les invita a s'assoir sur un grand drap qui recouvrait des pierres, il n'y avait plus tellement d'eau, ici. Il prit une serviette et essuya la sueur qui perlait son front, il avait du faire beaucoup d'efforts. Son gilet était posé sur un rocher, prêt de sa Gunblade. Les trois amis contèrent leur voyage, de Wonderland jusque dans la Jungle Profonde, mais Léon les interrompirent avant qu'il n'aillent plus loin dans leur récit.
-Alors... vous avez trouvé des Serrures.
-Oui.
-La Keyblade les a vérouillé automatiquement.
-Bien, chaques mondes possèdent une Serrure. Et chaques Serrures mènent au coeur du monde concerné. D'ailleurs, il y en a sûrement une dans cette ville.
-Comment ça?
-En gros, les Sans-coeur cherchent à entrer dans les Serrures pour modifier le centre du monde visé.
-Et que lui arrive-t-il?
-Il disparaît, répondit calmement le jeune homme.
-QUOI? sursautèrent les trois compères.
-C'est pour ça que la Keyblade est très importante. Tu es la seule personne qui puisse vérouiller les mondes pour les mettre à l'abri de la menace Sans-coeur. Tu comprendras mieux quand tu auras vu d'autres mondes.
-Pas de problèmes, dit Donald.
-Oui, nous retrouverons tes amis et le Roi coûte que coûte, Sora!
-Vous avez raison! D'accord! Je parcourerai tous les mondes! Au fait, Léon, il y a autres choses dont je voulais te parler...
-Vous avez faim? demanda une voix féminine.
Le trio leva les yeux et vit Aérith. Elle portait un panier remplit de petits gâteaux et de jus d'orange.
-Heu... oui, merci beaucoup!
Elle posa le panier et s'assit près de Sora qui se mit à manger. Mais bien vite, le garçon s'aperçut que la jeune femme le regardait avec beaucoup d'insistance.
-En fait, poursuivit Léon, félicitations à vous trois.
-Pour quoi? demanda Dingo.
-Pour avoir remporté le tournoi du Colisée.
-Vous êtes au courant? demanda Sora.
-Sora... aujourd'hui, ici, qui ne connaît pas le nom du petit garçon qui, a 14 ans à peine, est sorti vainqueur d'un tournoi?
-Ah... c'est vrai que les tournois du Colisée sont connus, se souvint Sora. Heu... petit?
-Sora... fit timidement Aérith.
-Oui?
-Je peux... te parler seule à seul?
-Bien sûr.
Ils s'éloignèrent des trois autres.
-Qu'est-ce qui se passe? se demanda Donald.
-Elle avait l'air troublée, remarqua Dingo.
-Oui, elle s'est beaucoup inquietée depuis...
-Depuis?

Elle se demandait au fond d'elle pourquoi elle éloignait Sora des autres. Elle se sentait ridicule mais elle trouva la force de se tourner vers le garçon et lui demander:
-Sora, s'il te plaît, réponds sincèrement...
-Oui?
-Au Colisée, vous avez bien rencontré un jeune homme... spécial? Blond avec des yeux bleus.
-Oui! L'autre finaliste, Cloud.
A ce nom, Aérith se précipita vers Sora et se mit à serrer ses épaules.
-Est-ce qu'il va bien? Comment allait-il? demanda-t-elle avec une voix triste, ce qui surprit Sora.
-Heu... et bien... il a utilisé les ténèbres pour essayer de nous battre...
-Les ténèbres?! Oh non!
-Mais ils ont disparus quand je l'ai battu! ajouta précipitament Sora. Du moins, une grande partie.
-C'est vrai?
Devant la confirmation de Sora, l'étau qui serrait si fort le coeur d'Aérith se désserra et elle prit le garçon dans ses bras. Sora rougit, jamais une aussi belle fille l'avait prise dans ses bras. Même Kairi ne s'était jamais blottie contre lui. Aérith le serrait fort en le remerciant d'avoir sauvé Cloud de sa douce voix. Curieusement, ce n'était pas désagréable pour le garçon. Quand elle dessèra son étreinte, le jeune garçon se sentit tout chose. Il n'arrivait pas à définir ce que c'était, mais il y avait une curieuse chaleur qui se dégageait de son visage. Soudain, il réalisa que la jeune femme avait déposé un baiser sur sa joue.

-Alors comme ça, Cloud est un ami d'Aérith, résuma Donald après que Léon leur raconta pourquoi la jeune femme était si inquiète.
-Et il vient du même monde que le vôtre?
-Oui.
-Il ne serait pas plutôt son petit ami? demanda ouvertement Dingo.
-Dingo! On a pas idée d'être aussi indiscret! gronda Donald.
-Quoiqu'il en soit, elle s'est autant inquietée pour vous que pour lui, quand elle a su que vous l'affrontiez.
Sora et Aérith revinrent auprès des autres, légèrement troublés. Léon les interrogèrent du regard mais n'insista pas.
-Au fait Sora, tu voulais me dire autre chose?
-...
-Sora?
-Hein? Ah, oui! Nous avons trouvé ça!
Il montra deux gummis, celui trouvé au pied de la Serrure de la Jungle et celui donné par Cloud.
-Ils servent à quoi, d'après toi?
Léon ne répondit pas, il se faisait même distand.
-Heu... Léon?
-........
-Demande à Cid, proposa Aérith.
-Cid?
-Le tenant de la joillerie.
-Le papy? sursauta Sora.
-Il n'est pas si vieux que ça, répondit Aérith en souriant.
-Très bien, nous y allons de ce pas.
-Sora.
-Oui, Léon?
-Tu connais Pongo et Perdita?
-Les dalmatiens?
-Ah, tu sais ce qu'il leur est arrivé.
-Oui. J'ai déjà trouvé 27 chiots, en comptant les 5 du Colisée.
-Il y en a sûrement perdus dans la ville.
-Ah! Je n'y avait pas pensé!
Sora, Donald et Dingo sortirent de la grotte et prirent la direction du premier quartier.

Dans un endroit plongé dans la pénombre, une femme portant un robe bleu sombre se tenait debout, fixant un grand miroir ovale. Elle leva les mains et dit:
-Esclave du Miroir Magique, accourt du plus profond des espaces, par les vents et les ténèbres, je te l'ordonnes, parles!
Un vent se leva dans la pièce. Puis un flash suivit d'un bruit du tonnerre provenant du miroir retentit.
-Et montre-moi ta vraie nature.
Un masque verdâtre au milieu d'une fumée noire apparut dans le miroir.
-Tu m'as fait appellé, ô ma Reine? demanda-t-il d'une voix lente.
-Miroir magique au mur, qui a beauté parfaite et pure?
-Et bien il y a quelques temps, j'aurais répondu que, après la disparition de ta fille, Blanche-Neige, c'était toi, mais étant dans un autre monde après la destruction de ton royaume et ayant focalisé mes recherches dans tous les mondes, je puis dire, hélas, que tu es très loin d'être la plus belle.
-Et bien, Miroir magique, dit moi. Qui est, dans Traverse, la plus belle selon toi?
-Je ne saurait dire, ô ma Reine. Si tu parles de la beauté du coeur, tu es de loin la dernière.
-Non, sombre esclave insolent, je te demandes dans la beauté extérieure, qui pourrait être cause à un tourment.
-Ta beauté, bien qu'elle ne soit que superficielle, est grande, ma reine, cependant la fille la plus belle de Traverse est non seulement celle dont la beauté du corps est parfaite mais également la beauté du coeur.
-Décris-la moi! Je te l'ordonne.
-Bien sûr, je suis à tes ordres. Aïe aïe aïe! A peine on est arrivés ici qu'elle a déjà des idées de meurtre! On est pas sortis de l'auberge!

Arrivés au premier quartier, Sora, Donald et Dingo se dirigèrent vers la boutique de Cid mais un cri les stoppa net.
-Hé!
-Heu... oui? demanda Sora se souvenant tout à coup d'une chose.
-Lâcheurs! Vous m'aviez promis!
Ils se retounèrent et virent Youfie, les bras croisés. Elle avait l'air fâchée.
-On le sait... on cherchait juste quelqu'un.
-Vous cherchiez à vous défiler, oui!
-Oh Youfie, tu ne vas pas te vexer! Et puis tu nous a bien roulé tout à l'heure! Il y avait d'autres moyens d'atteindre la grotte! On est quitte!
Elle sourit à l'évocation de sa petite blague.
-Du calme! C'est bon, allez faire vos petites affaires, je peux attendre.
-Merci, Youfie.
-Mais pas trop! ajouta-t-elle avec un clin d'oeil.
-Promis!
Puis ils entrèrent.
-Soyez le bienvenu dans la boutique de Cid... m? Hé gamin! Ca va?
-Salut papy.
-M'appelle pas papy, je n'ai que 32 ans! Alors, je vois que tu as retrouvé tes amis. C'est drôle, j'aurais pourtant juré que tu m'avais dit qu'un avait des cheveux d'argent et l'autre, des cheveux rouges et que c'était une fille.
-Ouvre les yeux, bigleu! Tu vois bien qu'il n'y a pas de fille avec nous!
-Qu'est-ce t'as dit, le poulet?
-J'suis un canard!
-C'est pas mieux, sauf dans une assiette et à l'orange!
-COUAC! Essayes de me manger, tu vas voir!
-Heu... excusez-moi, mais je viens pour ça!
Sora montra les deux gummis.
-Oh! Ce sont des demi-navigummis!
-Des quoi? demanda Donald.
-Ne me dites pas que vous ne savez pas ça, vous qui pilotez un vaisseau gummi!
-Hein? Tu savais que j'étais avec eux? Pourquoi as-tu fait semblant de ne pas les connaître?
-Pour les provoquer. En tous cas, vous êtes une belle bande d'ignorants!
-Et alors? Tant qu'on sait comment fonctionne le vaisseau, ça va, non?
-Ok, tu m'as convaincu! Les navigummis donnent des nouvelles capacités à un vaisseau, z'en voulez un sur le votre?
Les trois approuvèrent.
-Je vais vous installer ça!
-Heu... notre vaisseau est... un peu...
-Endommagé! A qui la faute?
-Pas grave, je le réparerai! Après avoir livré ça.
Cid montra une boîte.
-Qu'est-ce qu'il y a dedans?
-Ca vous regardes pas, je dois l'emmener à... eh! Ca vous gênerez pas de le livrer à ma place?
-Faudrait savoir! dit Donald. Je croyais que ça nous regardez pas!
-Troisième quartier, empruntez la porte rouge.
-Et pourquoi on ferait ça?
-Parce que là-bas vit un sorcier.
-Un sorcier?
-Ouais, un grand sorcier.
-Et alors?
-Et alors, il pourrait t'apprendre de nouveaux sortilèges. Voir de puissants sorts destructeurs.
Sora réfléchit cinq secondes, le temps que l'information pénètre au cerveau, sursauta puis cria à ses amis :
-Allons-y!
-Hé! Gamin! Oublies pas ça!
Sora attrapa la boîte au vol et se précipita vers la sortie.
-Hé bien! Ce garçon est gentil, mais bien naïf!

Youfie vit passer Sora suivit de Donald et Dingo. Elle ne pouvait plus se retenir, elle bondit et atterrit devant Sora.
-Vous allez où, encore?
-Au manoir du vieux sorcier!
-Du grand sorcier!
-Ah oui, ahyuk!
-Génial! Et moi dans tout ça?
-Heu... Youfie...
Mais la jeune fille posa un doigt sur les lèvres de Sora avant qu'il n'invente une autre excuse.
-Plus un mot! Maintenant, vous venez!
Ding Dong!
-Qu'est-ce que c'est?
-C'est la cloche de la ville, informa la jeune fille. Elle se trouve au deuxième quartier, là où nous allons!
Et Sora, Donald et Dingo suivirent Youfie qui s'engagea dans le deuxième quartier. Sora trouva le temps de prendre son sifflet qui, sous le regard étonné de Youfie, appella 14 bébés chiots, tous dalmatiens.
-Heuresement que Léon m'a rappellé de le faire.
-Ah? Léon s'interesse au sort des bébés de Pongo et Perdi? C'est très mignon de sa part!
-Je sais pas comment il réagirait si il entendait ça, dit Sora en souriant.
-Moi je sais, rien du tout, il ferait son grognon.
Ils éclatèrent de rire tous les quatre avant de se diriger à l'endroit où Youfie voulait les conduire.
-Heu... au sujet de cette cloche... on pourrait aller vérifier!
-Moui... ben on n'a qu'à se séparer! proposa Youfie.
-Pourquoi?
-Parce que je n'ai besoin que de l'un d'entre vous et ce sera... Sora!
-Moi?
-Et oui, toi! Allez viens! ajouta-t-elle en l'entraînant par le bras.
-Mais où?
-Juste ici.
Sora regarda puis ouvrit des yeux ronds, la bouche bée. Youfie pointait du doigt une boutique de vêtements!
-C'est ça, ton truc "super important" ?
-Et oui!
-Ben bonne chance, dit Donald en s'éloignant tranquillement.
-Ouais, amusez-vous, ahyuk!
Sora ne voyait pas ce qu'il y aura d'amusant à faire les boutiques, mais Youfie l'entraîna quand même à l'intérieur en lui tenant le bras. Après quelques arrêts pour mieux voir les vêtements, Sora s'assit et demanda:
-Youfie, tu trouves ça vraiment plus important que d'apprendre de nouveaux sortilèges qui pourraient sauver des mondes?
-Oui, répondit-elle en prenant une jupe.
-Des fois, je me demande si ça tourne rond dans ta tête, soupira-t-il.
-Oui, comme tout le monde.
-On dirait pourtant pas.
-Excuse-moi.
Sora fut surpris par le ton sérieux de Youfie tout à coup.
-Tu as bien sûr des choses plus importantes à faire que de te trouver ici avec moi. C'est vrai que c'est un peu égoiste de ma part de mobiliser le Porteur de la Clé, mais je n'y peut rien! Aérith est toujours occupée, ma meilleure amie est quelque part, je ne sais où, Léon s'entraîne... et moi dans tout ça? Je veux juste qu'au moins un ami passe du temps avec moi! Mais c'est trop demandé... je le sais. C'est bon, tu peux y aller, je te retiens pas.
Sora fut touché par la solitude et la tristesse qui étaient dans la voix de Youfie. Elle ne pleurait pas mais semblait vraiment mal. Il se sentit vraiment stupide, il était son ami, oui ou non? Lui, il avait tout son temps pour voir le sorcier et livrer ce fichu colis. Sora se leva et aida Youfie à s'assoir. Celle-ci regardait le sol silencieusement. Sora ne savait pas quoi faire.
-Vous avez un problème avec votre amie? demanda un client.
-Mêlez-vous de vos affaires! répliqua sèchement Sora sans s'en rendre compte.
Le client s'éloigna en se demandant pourquoi les jeunes étaient tous si impolis. Sora se sentit dépassé, il avait besoin d'aide mais refusait de l'aide. D'une main timide, il approcha le dos de Youfie et le tapota doucement. Quand ils se sont rencontrés, elle lui avait remonté le moral, maintenant, c'était à lui de le faire. Sora entoura alors doucement les épaules de Youfie de son bras et fit basculer doucement la tête de la jeune fille sur l'épaule du garçon. Puis elle ferma les yeux.
-Non, je ne partirai pas. Je... je veux rester avec toi. Tu es mon amie, et... tous mes amis sont importants pour moi.
Sora se sentit rougir en prononçant ces paroles. Ce n'était pourtant pas sa petite amie, mais il devait avouer que...
-Que tu es sérieux! Tant mieux, sinon, tu ne serais pas aussi facile à pièger!
Sora sursauta, tourna sa tête vers la droite et vit une Youfie très amusée. Puis elle se mit à rire.
-Oh, c'était pas marrant! A un instant, j'ai vraiment cru que tu allais mal!
-Non, t'en fait pas! J'irai toujours bien, répondit-elle avec un clin d'oeil. Bon, on s'y remet? Au fait, très mignon, ton petit caractère rebelle.
Sora lui tira la langue. La jeune fille, amusée, entra dans une cabine pour essayer quelques vêtements qui lui plaisaient.
Les ninja ne sont pas sencés avoir le pouvoir de manipuler les gens? Et bien elle réussi plutôt bien, pensa Sora.
-Alors, je suis comment? demanda-t-elle.
Sora la regarda et la fixa d'un regard ébahis. Youfie avec une robe jaune! Et encore, elle lui réservait d'autres surprises.

La reine venait d'apprendre le nom de la femme la plus belle de Traverse. Elle décida, pour la punir, de lui faire manger une pomme empoisonnée. Une rouge, comme le sang. Une petite bouchée, et les yeux de la victime se fermeront à jamais dans un sommeil de mort. Pourquoi elle faisait ça? Parce que si la fille en question disparaîssait, elle deviendrait la femme la plus belle de Traverse. C'était comme une obsession chez elle. Il faut avouer que s'appeller Sybèle laissait des traces dans la mentalité. Le miroir lui avait dit qu'elle irait aujourd'hui dans une boutique de vêtements. Elle se déguisa donc en vendeuse après avoir hypnotisé la tenante de la boutique. Il y avait eu tout à l'heure un garçon qui avait fait un petit scandale, il était accompagné d'une jeune fille, sans doute sa petite amie. Mais depuis, plus d'alerte. La fille essaya maintenant une haut bleu sans manches qui jurait abominablement avec sa jupe orange. Le garçon qui l'accompagnait la regardait d'un air ébahis. Si il se contentait de cette fille sans classe, après tout... Mais elle se concentra sur les autres clientes. Toujours pas.

Ca faisait 20 bonnes minutes qu'elle essayait des vêtements féminins et curieusement, ça ne lui allait jamais. Les shorts lui allaient mieux que les jupes, ce qu'il lui dit lorsqu'elle le fixa d'un regard dangereusement pénétrant et sévère. Elle savait que Sora ne savait pas mentir, voilà sans doute pourquoi elle l'avait choisi, lui.
-Allez, le dernier!
Elle sortit de la cabine vêtu d'une superbe robe rouge sans manches qui descendait jusqu'à ses cuisses.
-C'est bien, comme ça?
Bien? Tu es magnifique comme ça. Mais Sora ne l'avouera jamais à une autre fille que Kairi. Pourtant, c'était bizarre. Il avait l'impression qu'il pouvait se confier à elle, comme si c'était Kairi. Mais pour éviter de parler à Youfie, il sourit et leva son pouce.
-Bien! Vendu!
A peine sorti de la boutique, ils reconnurent la jeune femme au palier qui allait entrer.
-Ah! Aérith! Te voilà!
-Youfie, tu es avec Sora?
-Oui, il a bien voulu m'aider à choisir un petit truc.
-Elle s'est montrée persuasive, précisa le garçon en souriant.
-Tu y vas?
-Oh, juste pour un petit quelque chose moi aussi.
-Très bien, nous, on va à la base secrète!
-Ah bon? On a une base secrète? demanda Sora.
-Oui, et c'est sur le chemin qui mène à côté de chez ton sorcier.
-Alors, c'est super! Allons-y.
-Eh! Attendez-nous!
-Donald, Dingo.
-Qu'est-ce que vous faisiez? demanda Youfie.
-On s'est un peu attardé parce qu'on a découvert quelque chose d'interressant! clama Dingo. Le sonneur de la cloche est absent.
-Et alors?
-Et alors si il est absent, comment ça se fait qu'elle est sonnée tout à l'heure?
-C'est juste, ça. Et bien si on allait..., commença Sora.
Mais Youfie le prit par le bras. Sora comprit que ce n'était pas la peine d'insister et ils partirent en direction du troisième quartier.
-Hé, Donald, Dingo! demanda Youfie.
-Oui?
-Vous ne trouvez pas qu'on a l'air d'un couple d'amoureux?
Cette phrase plus qu'osée de la jeune fille mit Sora très mal à l'aise. Pas par le fait qu'elle était plus haute que lui de 7 centimètres, mais parce que c'est le genre de blague qu'aurait fait Kairi si elle avait 16 ans. Le garçon n'entendit pas la réponse de ses deux amis, plongé dans ses pensées.

La reine avait finit de patienter: la voilà! C'était maintenant qu'il fallait agir! Elle se mit à la caisse.
-Bonjour, Mademoiselle, dit-elle.
-Bonjour, répondit-elle chaleuresement.
-Vous êtes bien jolie.
-Merci, mais vous êtes belle aussi.
En effet, la reine avait la trentaine, le teint pâle, les lèvres rouges, des cheveux longs noir de jais et de superbes yeux verts.
-Oh, ne me flattez pas, ça me gêne. Tenez, ça fera 25 munnies.
La jeune femme paya et s'apprêta à partir.
-Dites-moi.
-Oui?
-Voudriez-vous goûter à quelques unes de ces pommes? demanda-t-elle en montrant le panier plein de pommes qu'elle avait apporté avec elle.
-Oh, ce serait un plaisir, mais je ne sais pas...
-Ne vous en faites pas, cela ne me gènes pas, vous pouvez pendre tout le panier.
-Vous êtes sure?
-Mais oui. Je vais même vous confier quelque chose. La seule pomme rouge du panier n'est pas ordinaire.
-Vraiment? Qu'a-t-elle de spécial?
-Elle exauce les voeux.
-Vraiment?
-Oui, à condition d'avoir un coeur pur, qui me semble être votre cas.
La jeune femme rougit légèrement en entendant ça.
-Je vous remercies beaucoup.
Puis elle sortit.
-Héhéhé, parfait! Bon appétit, ma cher demoiselle Aérith.

La base secrète était en fait la petite maison que Sora avait vu avant qu'il n'affronte cette espèce d'armure. Maintenant que l'électricité était restaurée, il règnait dans l'unique pièce qui constituait la maison une bonne ambiance. Mais le trio reparti vers cette fameuse porte rouge. Ils la franchirent, suivirent le passage qui déboucha sur... un petit lac! Dans une immense grotte. Au beau milieu de ce lac, un îlot dans lequel se trouvait une grande maison en briques blanches. Le trio passa le pont en pierre et accèda à l'îlot. La porte était fermée.
-Je croyais qu'elle était habitée, cette maison!
-Sora! appella Donald. J'ai trouvé un passage ici!
Un passage? Un trou oui!
Il était situé derrière a maison, ils y pénètrèrent. L'intérieur était aussi nu que l'extérieur. Une fenêtre sur le côté, le centre de la pièce était surélevée, mais il n'y avait absolument rien. Pourtant, Sora sentit quelque chose, comme si il connaissait cet endroit.
-Ca me fait tout drôle d'être ici, moi aussi.
Sora sursauta et regarda au fond de la pièce. Elle était réapparue, Kairi! Elle marchait tranquillement prêt de la fenêtre.
-Il me rappelle notre cachette secrète sur notre île... On gribouillait sur les murs. Tu te souviens de cette surprise que vous m'aviez fait, Riku et toi? demanda-t-elle en souriant. Vous m'aviez déssinée en princesse et un immense dragon me menaçait. Et mes deux preux chevaliers apparurent et affrontèrent férocement le dragon pour me sauver. Toi et Riku armés de vos épées et de votre courage. J'aimais bien ce dessin. Mais tu devrais savoir quel est mon préferé, non?
-Kairi... je...
-Sora, ça va? demada Dingo.
Le garçon se tourna vers ses deux amis avant de se retourner vers Kairi qui avait disparut. ... Oui, je sais quel est ton dessin préferé... si seulement j'avais eu le temps de te montrer ce que j'avais ajouté dessus.
-Excusez-moi.
Les trois compères sursautèrent et se tournèrent vers une personne qui était entrée par le trou. Il avait une longue barbe blanche, un nez crochu, des lunettes, un bonnet cônique bleu et une robe de la même couleur.
-Si je ne m'abuse, vous êtes les amis du Roi.
-Vous êtes qui? demanda Sora.
-Vous connaissez le Roi? s'exclama Donald.
-Un instant mes amis, cette pièce vide m'attriste, mettons-y mes affaires.
Il ouvrit sa sacoche, prit sa baguette magique, se mit sur le centre de la pièce et se mit à danser au rythme de la baguette qu'il bougeait. Le plus étonnant était que de la sacoche s'échappait des modèles réduits de meubles qui grandissaient pogressivement et qui se mirent tout seul à leur place. Un fois finis, la pièce était plu éclairée et aussi plus chaleureuse.
-Je me nommes Merlin et en effet, je connais le Roi Mickey.
-Savez-vous où il est?
-Non, je regrette. En revanche, il m'a envoyé à votre rencontre par l'intermédiaire d'une lettre. Il veut que je vous initie à la magie la plus poussée possible. Mais je vous en pries, asseillez-vous.
-C'est super! J'allais vous demander de m'entraîner! Oh, ajouta Sora. Il est bien empaillé ce hibou.
-Qu..qu...quoi? Empaillé? dit le hibou en s'agitant. S'il vous plaît, evitez cette expression!
-Mais... mais tu es vivant! Et tu parles! réalisa Sora.
-Heu, oui en effet je parles, et beaucoup mieux que vous, monsieur je tutoies le premier hibou venu!
-Ben... excusez-moi, c'est juste que comme vous ne bougiez pas...
-Ca ne fait rien, petit, intervint Merlin. Je te présente Archimède, mon fidèle, et râleur, hibou. Et toi, tu es?
-Sora, l'élu de la Keyblade.
-Alors c'est toi? Ravis de faire ta connaissance. Tu m'as dit que tu voulais que je t'entraîne?
-Ouais! Mais avant, je dois vous remettre ça.
Merlin ouvrit la boîte en carton qui contenait pas grand chose: un livre et une feuille de papier.
-Ah, dit Merlin en prenant la feuille de papier, voilà ce que mon ami a découvert de l'un de ses voyages. Vous pourrez l'apporter à Léon, s'il vous plaît?
-Qu'est-ce que c'est? demanda Donald.
-Le rapport de ce fameux chercheur, Ansem.
-QUOI? demandèrent en choeur les trois compères.
-Le numéro deux de la liste.
-Faites voir! demanda Sora en tendant sa main.
Merlin lui donna et Sora commença à le lire à haute voix mais s'interrompit. Il valait mieux que les autres entendent aussi au lieu de le lire comme ça.
-Et c'est quoi ce livre?
-Il est très ancien et très spécial. Mais je ne sais pas encore en quoi.
-"Winnie l'Ourson", lut Sora.
-Oh, Léon m'a dit que tu avais deux pierres identiques?
Sora fouilla la poche intérieure de sa veste et en sortit la pierre brune que lui avait donner Léon et son bracelet avec la pierre rouge.
-J'ai amené avec moi une amie, elle est ici, d'ailleurs.
Les trois compères se tournèrent à l'endroit que Merlin regardait et, prêt d'un petit carosse blanc apparut une dame habillée en bleu, des cheveux blanc, un peu replète et un grand sourire.
-Bien le bonjour, Merlin m'a parlé de la pierre de Léon et me voilà.
-Bonjour, qui êtes-vous?
-Oh que je suis sote, je suis Marraine la bonne fée.
-Waow! Une vraie fée!
-Et oui.
-Ce jeune homme possède deux pierres. Peux-tu les regarder?
-Mais avec plaisir.
Sora donna la pierre brune à Marraine puis, après une légère hésitation, son bracelet. La fée les examinèrent .
-Alors? Savez-vous ce que c'est? demanda Sora.
-Oui, il y a de la vie à l'intérieur de ces pierres.
-Quoi?
-Ce sont des créatures transformées en orbe d'invocation.
-Des orbes d'invocations?
-Oui, ils ont du être transformés comme ça après la destruction de leur monde. Tu sais, normalement on ne survit pas à la destruction de son monde, sauf si on est doté d'un coeur puissant. Et donc, au lieu de disparaître, ils se sont transformés en orbes.
-Je vois... Kairi m'a dit qu'elle avait trouvé la rouge sur notre Île. Mais ce n'était pas la seule! Il y en a une au poignet de Riku et une autre à celui de Kairi!
-Veux-tu que je les libères?
-Hein? Mais qu'adviendra-t-il des pierres?
-Ne t'en fait pas pour ton bracelet. Pour l'instant, seuls leurs esprits peuvent apparaître. Je vais libèrer leurs esprits prisonniers et tu pourras les invoquer quand tu le voudras.
-Alors ça va!
-Bien, il faut que je prononce la formule magique! Bibidi Babidi Bou!
Les deux orbes se mirent à briller puis redevinrent normales.
-Dès que tu les invoqueras, ils viendront t'aider. Si tu en trouves d'autres, reviens ici et je les libèrerais.
-Merci beaucoup.
-Une dernière chose: si tu restaures leurs mondes, leurs corps renaîtront. Sora, nous comptons sur toi.
-Je le ferai! Promis!

Après s'être entraîné durement pour mieux maîtriser la magie, Sora, accompagné de Donald et Dingo arrivèrent de nouveau au troisième quartier. Ils firent à peine quelque pas lorsque soudain, deux soldats Sans-coeur apparurent. Un bonne occasion pour Sora d'utiliser une invocation! Mais soudain, ils disparurent. Quelqu'un les avaient attaqué par derrière. Sora regarda et eut une grande surprise. Il vit d'abord une épée dont la lame était comme une aile de démon rouge et violette, une main gantée la tenant. Des chaussures blanches et bleues, un jean bleu foncé, des gants noirs, un bracelet de coquillages et une pierre bleue au milieu, un débardeur jaune devant et noir derrière, des yeux bleu limpides presques verts et de longs cheveux argentés, oui! Il n'y avait pas d'erreur!
-Ah te voilà! dit-il. Mais où est-ce que tu étais? On m'a dit que tu étais dans cet ville.
Sora n'était pas en train de rêver, c'était bien lui!
-Riku! cria-t-il en se précipitant vers lui et en tirant ses joues entre ses deux doigts.
-Hé! Ca suffit! protesta-t-il en souriant.
-Je ne rêves pas! Tu es le seul et l'unique!
-Ben oui, c'est moi. J'en ai mis du temps pour te retrouver!
-Riku! répèta Sora tout souriant. Au fait, où est Kairi?
-Pardon? Elle n'était pas avec toi?
Alors... Kairi n'était pas avec Riku... mais où peut-elle être? pensa Sora en baissant la tête. Son ami parut lire dans ses pensées.
-Ne t'en fait pas pour elle, je suis sûr qu'elle a réussi aussi a quitter l'île. Te rends-tu compte, Sora? Nous sommes libres!
Une ombre apparut derrière Riku qui ne l'avait pas remarqué.
-D'ailleurs, elle nous cherche aussi, peut être! Nous serons bientôt tous les trois réunis, ne t'en fais pas. Tu n'as qu'à me laisser faire. Je vais la...
L'ombre se rua vers Riku qui vit un éclair rouge passer à côté de lui entendit un coup dans son dos. Il se retouna et vit Sora qui lui tournait le dos, l'épée en diagonale et levée. Il était devenu rapide! Il y a une seconde à peine, il était devant Riku! Ce dernier compris que Sora avait battu un ennemi. Il mit son épée en forme de clé sur son épaule et sourit.
-Que je laisse faire qui?
Le ton qu'employait Sora était bizarre, jamais Riku ne l'avait entendu.
-Sora? Qu'est-ce qui te prends?
-Je vous ai cherchés dans beaucoup de mondes, toi et Kairi. Mes nouveaux amis m'ont aidé.
Dingo et Donald approuvèrent d'un signe de tête.
Riku ne les avaient pas remarqué avant, il les regarda brièvement et demanda d'un ton froid:
-Qui sont-ils?
-Hum hum, je m'appelle Do...
-Il y a beaucoup d'épreuves qu'on a traversé pour vous retrouver.
-Toi? Un aventurier? demanda Riku. Ah, je n'y crois pas!
-Oh, et devine un peu! Sora est le maître de la Keyblade! informa Dingo.
-Qui l'aurait cru? demanda Donald, les bras croisés.
-Et alors?!
-Donc, c'est ça une Keyblade? demanda Riku en la montrant au trio.
Sora regarda sa ceinture, Riku lui avait prise.
-Hé! Rends-la moi! s'affola Sora en essayant de l'attraper.
Riku bondit en arrière et Sora, déséquilibré tomba au sol pendant que son ami l'examinait.
-Attrape.
Sora la réceptionna. Il avait des milliers de questions à poser à Riku!
-Dis, c'est quoi cette épée?
-Elle? Je l'ai trouvée là où j'ai attérit, dans un monde un peu bizarre. Elle était sur une stèle, je l'ai prise et une lumière intense est apparue. Ensuite, une femme est sortie de nulle part et m'a demander de l'accompagner. Elle m'a dit que j'avais des chances de te trouver ici, et me voilà. Sur la stèle où j'ai découvert l'épée, il était marqué "Shadowblade, l'Oeil de l'aube", donc je l'appelle comme ça, même si j'ai trouvé son titre un peu paradoxal.
-Tu dis que tu as attérit dans un monde bizarre? Hé une minute! Tu as dit qu'à peine recueilli, la femme t'as envoyé ici, ça veut dire, que pendant tout ce temps...
-Oui. Jusqu'à ce que je découvre la Shadowblade, j'èrrais dans ce monde.
-Pendant trois jours! Riku, ça fait trois jours que notre monde a disparut!
-Tous ce qui importe est de retrouver Kairi.
-Oui, tu as raison! Alors? Tu viens avec nous? On a vaisseau spacial génial! Il faut que tu le vois!
-Non, il ne peut pas venir! s'opposa Donald.
-Quoi?
-C'est non.
-Oh, allez. C'est mon meilleur ami!
-Ouais, ben j'm'en fiche!
-Ca alors! intervint Dingo. Il est parti.
Sora regarda la place de droite à gauche et en effet, plus aucune trace de son ami.
-Riku? ... Bien joué, stupide canard!
-Tu t'es regardé, sale môme?
-Bon... au moins, il va bien. Et puis, peut être qu'on finira par retrouver Kairi.
-On aurait du en profité pour lui prendre son bracelet!
-Arrête Donald! C'est Kairi qui nous les a offerts! C'est plus qu'un trésor pour nous.
Ils partirent vers la maisonette, ne remarquant pas au sommet d'un bâtiment la silhouette du jeune homme aux cheveux d'argent qui serrait les poings en voyant son ami si facilement cessé de le rechercher.

Sora ouvrit la porte et sourit, tout le monde était là: Léon, Cid, Aérith, Youfie et...
-Couac! Riri! Fifi? Loulou?! Que faites-vous ici?
-Salut oncle Donald! firent les trois enfants en se jettant sur leur oncle pour le serre dans leurs bras. Félicitations!
-Pour quoi?
-Ta brillante victoire au Colisée!
-Ah oui! En effet, j'ai été brillant.
-Tellement brillant que tu t'es fait assomé d'un seul coup, précisa Sora.
-Eh! C'est pas vrai!
Les autres éclatèrent de rire.
-Alors, vous aidez Léon?
-Oui, répondirent les canards.
-C'est notre..., commença Riri.
-... devoir de..., continua Fifi.
-... Castor junior! finit Loulou.
-Et bien, c'est fou ce que vous vous ressemblez! Vous tenez la boutique qui est à côté de celle de Cid?
-Oui, et on s'en sort très bien.
-Pour gèrer oui, mais après, nos chambres, c'est autre choses.
-Pourquoi?
-Parce que le magasin nous prend beaucoup de temps, on a plus le temps de ranger nos chambres.
-Ah, je vois, fit Sora en souriant.
-Dis donc Sora, intervint Cid.
-Oui?
-Tu connais une femme s'appellant Maléfique?
-Non.
-Il paraît qu'elle est en ville en ce moment.
-Qui est-ce?
-Une sorcière.
-Et plus précisément, dit Léon, la chef suprême des généraux de l'ombre qui commandent les Sans-coeur.
-QUOI? crièrent Sora, Donald et Dingo à l'unisson.
-Oui, et à cause d'elle... commença Youfie, notre monde...
-C'était il y a neuf ans, dit Léon.
-Neuf ans! Mais alors, vous étiez...
-Oui, des enfants, des enfants qui ne pouvaient absolument rien! dit Youfie avec colère.
Aérith la serra dans ses bras pour la consoler, mais Youfie se dégagea, elle n'était plus une enfant. Elle était forte maintenant, elle n'avait plus besoin d'une grande soeur.
-Je les ai pris avec moi et nous nous sommes sauvés, termina Cid, depuis, on vit ici.
-Et bien, quelle histoire! commenta Donald.
-Notre roi était un sage nommé Ansem. Il a consacré sa vie a étudier les Sans-coeur.
-C'est pour ça que nous cherchons partout son rapport, pour qu'il nous dises comment les éliminer. On soupçonne que Maléfique possède plusieures pages.
-J'ai la page 2!
-Vas-y, lis la!
-Bonne idée, Donald, approuva Léon.
-D'accord, fit Sora en sortant la page de sa poche.

"Pour découvrir la vraie nature des Ténèbres terrées dans le c½ur des gens, j'ai procédé à diverses expériences.
Certaines visant à les extraire.
D'autres, à les faire naître dans un c½ur pur.
D'autres encore, à en freiner ou en accélérer l'évolution.
Mais le c½ur de chaque sujet, fût-il doté d'une volonté de fer, se brisait dès que j'y portais la main. Quelle chose fragile que le c½ur d'un homme...
Je leur est procuré des soins, mais en vain : Ils l'avaient totalement perdu. Pour épargner ce triste spectacle au peuple, je les ai enfermés dans les sous-sols du château.
Quelques temps après, j'y ai fait une étrange découverte : des êtres paraissant naître des Ténèbres hantaient désormais les lieux.
Que peuvent bien être ces choses ?
Seraient-elles les ombres de ceux qui ont perdu leur c½ur ?"


Pendant ce temps, Riku et la femme qui l'a trouvé, le teint vert, habillée en noir regardaient la fenêtre de la maisonette où ils pouvaient voir Sora et sa bande. La femme s'était présentée à Riku sous le nom de Maléfique.
-Tu vois? demanda-t-elle. C'est exactement ce que je t'avais dit. Pendant que tu peinais tant pour retrouver ton soi-disant meilleur ami, lui, il t'avais tout simplement remplacé. N'est-ce pas abject de sa part? Un vrai ami aurait-il fait ça? De plus, il semble leur montrer plus d'estime que pour toi. Avoues-le, tu es bien mieux sans ce misérable garçon. Comment appellez-vous ça, les jeunes? Ah oui, un lâcheur. Allons, ne penses plus à lui et viens avec moi. Je t'aiderai à trouver ce que tu recherches.
Riku avait mal au coeur. Comment Sora avait-il pu l'oublier comme ça? Lui, son meilleur ami depuis plus de 12 ans! Peut être Maléfique avait-elle raison? Non, il savait que Sora n'était pas comme ça, mais il avait curieusement changé depuis la dernière fois qu'il s'étaient vus. Avant, il était naïf, incertain et étourdis. Mais maintenant, il était fanfaron! Riku prit alors une décision :
-Très bien, je viens avec vous. C'est pour ça que vous m'avez fait rencontrer vos "généraux de l'ombre", non?
-Bien, alors allons-y. Pendant que tu discutais avec lui, je suis allée voir une amie. Tout est règlé, nous pouvons y aller.
Maléfique ouvrit une porte dimentionelle et entra dedans. Riku regarda une dernière fois Sora. Mon ami, je te jures que je retrouverai Kairi, et ensuite, je te ramènerai dans le bon chemin. Puis il s'avança vers le passage et disparut.

-Et bien, il est gai, ce rapport! constata Sora.
-Je l'étudierai attentivement, promit Aérith.
-Au fait Sora, c'est bon, j'ai fait quelques retouches à votre vaisseau et j'ai ajouté le navigummi, tout est prêt! Grâce à lui, vous pourrez retourner instantanément dans un monde que vous avez visité. Et il consomme moins d'energie, un vrai plus!
-Merci, Cid!
-Hé hé, c'était du gâteau!
-Parles pas de ça! Je meurs de faim!
Tout le monde se tourna vers Youfie et éclatèrent de rire.
-Sora, Donald, Dingo, vous avez entendus tout à l'heure la cloche? demanda Aérith.
Les trois amis approuvèrent.
-J'ai entendus une petite légende à son sujet! intervint Youfie. Y'aurait un truc mystérieux quand elle sonne. Elle se trouve au-dessus de la salle des machines.
-Ok, on va véri... Youfie? Pourquoi tu ne nous l'as pas dit quand on y était?!
-Parce que tu n'aurais pas accepté de rester avec moi si tu l'avais su, répondit-elle en lui tirant la langue.
-Pff, au fait Léon, nos pierres sont des orbes d'invocation!
-Hm... intérressant.
-Tu veux que je te la rendes?
-Non, gardes-la, tu en auras sans doute plus besoin que moi.
-Merci! Les amis, en route!
Ils sortirent de leur base secrète et se dirigèrent vers le deuxième quartier.

La reine se trouva devant le Miroir et lui demanda :
-Miroir magique écoute, qui est la plus belle de toutes?
-Tu sais, ma reine, tu peux me parler normalement, sans rimes, parce que là, ça commence à me faire mal aux oreilles.
-Contentes-toi de me répondre!
-Et bien, la jeune femme n'a pas encore mangé cette pomme, mais ça ne devrait pas tarder. Ca y est! Elle l'a fait!
-Montre-là moi! Je veux voir son agonie!
Gloups, quelle sadique!
-Oui majesté.


Arrivés à la salle des machines, ils montèrent à l'échelle menant à la cloche.
-Hum... il n'y a rien de spécial, remarqua Sora.
-Et si on la sonnait? proposa Donald.
-Et comment on fait? demanda Dingo. C'est bouché par des planches!
-C'est simple, je vais utiliser la magie, dit Sora.
-Bon, mais fait attention de ne pas brûler tout le clocher, ce serait embêtant.
-T'en fais pas, je maîtrise la magie, maintenant. Brasier!
La boule de feu fit brûler les planche mais les flammes s'arrêtèrent là, conformément au désir de Sora.
-Voilà!
-Sora!
Le garçon se retourna et vit des Sans-coeur, que des petits magiciens. Il y en avait deux de chaques catégories: rouge feu, bleu glace, jaune et vert. Sora se demanda quels étaient leur attributs, mais lui et ses amis avaient autres choses à faire, alors ils se débarrassèrent rapidement des deux bleus et des deux rouges. Restaient donc plus que les inconnus. L'un des jaunes fut soudain entouré d'éclairs et chargea sur eux, mais Dingo l'arrêta avec son bouclier mais un des verts se mit à gigoter et le jaune se remit à l'attaque. Les jaune pour la foudre et les verts pour la guérison, donc. C'était l'occasion! Sora prit son bracelet, le serra près de son coeur. L'orbe rouge se mit à briller.
-Viens à moi!
La sphère de lumière, représentant l'âme de la personne, se détacha de son bracelet pour aller au bout de la Keyblade de Sora. Puis, après une immense lumière, une silhouette apparut, menaçante, rusée, malicieuse, c'était un dragon ... minuscule! On aurait dit un lézard avec de petites cornes bleues sur la tête, des fines moustaches jaunes et un corps à écailles rouges. Il avait de grands yeux mais pas d'ailes.
-Ouais, c'est moi! Je suis Mushu! dit le petit dragon en se posant sur la tête de Sora.
-Heu... salut, dit le garçon en souriant. Tu maîtrise le feu?
-Naturellement! Admire! dit Mushu en s'accrochant aux cheveux de Sora. Mitrafeu!
De la gueule du dragon jaillit une avalanche de boules de feu qui térrassèrent les Sans-coeur restants.
-Et voilà! Un problème, appellez Mushu, le super grand Gardien de la famille Fa! Et qui êtes vous, mes petits gars?
-Heu... moi c'est Sora et voilà Donald et Dingo.
-Ok, je vous autorise à me remercier!
-Ahyuk! Merci, Mushu.
-De rien, voyons! Je sais que je suis indispensable!
-La fée nous a dit que chacunes des orbes renfermait un élément de la nature que maîtrise la créture enfermée. Toi c'est le feu. On en a une autre.
-Et bien sors-le pour savoir quel est cet élement!
-Pas la peine, Sora n'est pas stupide, dit Dingo en riant. Il a déjà deviné l'élément rien qu'en voyant la couleur de l'orbe.
-Ah bon?
-... je vois le genre. Bon, quelle est la suite du programme? demanda Mushu.
-On doit sonner cette cloche, répondit Sora en tirant sur la ficelle.
La cloche se mit à sonner, mais rien d'extraordinaire arriva.
-Pff, quelle arnaque!
-Oh, Sora! Regarde!
Dingo pointait du doigt la place du deuxième quartier. Celle du premier était ronde, celle du troisième était carrée mais celle-ci était rectangulaire et au fond, sur la fontaine, le décor bougea de lui-même passant d'un primtemps à un été. Sora regarda ses deux amis, ceux-ci approuvèrent et Sora tira une nouvelle fois, ce qui fit bouger à nouveau le décor passant de l'été à l'automne, puis à l'hiver, et enfin, après un dernier coup sur la corde, la cloche sonna une dernière fois, faisant voir à nouveau le primtemps, mais il y avait quelque chose de plus, la Serrure était apparue.
-En avant! On va fermer ça!
Sora se mit à bondir de toits en toits, Mushu accroché à ses cheveux ébourriffés, suivit de Donald et Dingo. Puis Sora sauta du toit pour attérir dans la cour. La Serrure n'était plus qu'à quelques mètres. Mais soudain, d'immenses morceaux de métal violets tombèrent du ciel, devant la Serrure qui se mirent ensuite à bouger tout seuls et formèrent...
-L'armure gardienne!
-Tu connaît ce truc? demanda Mushu.
-Et comment!
-Bien, Maléfique avait raison, ça marche!
Sora et ses amis levèrent les yeux et virent une femme vêtue d'une robe bleu sombre, au teint pâle et aux cheveux noirs.
-Maléfique? C'est elle qui t'envoies?
-Ca ne te regardes pas, enfant. Maintenant, Sans-coeur, empare-toi de cette Serrure!
-Sora! C'est sans doute un des généraux de l'ombre!
-Alors elle sera la première sur notre liste! cria Sora en abattant sa Keyblade sur l'armure gardienne et en tranchant son corps. C'est ça, votre puissance?
-Ne sous-estimes pas les ténèbres, enfant. Sans-coeur, relèves toi et montre ton vrai visage.
Le corps de l'armure se releva, le métal se referma sur la blessure puis elle changea la position de ses membres. Il inversa les bras et les pieds et son casque s'ouvrit pour faire apparaître deux yeux jaunes.
-Il ne m'impressionnes pas!
Sora sauta le plus haut qu'il le put et s'apprêta à frapper de nouveau. Mais l'armure fut la plus rapide en dégageant le garçon d'un revers.
-Hooooo! Ca secoue! se plaignit Mushu.
-Soin! dit Donald pour soigner Sora.
-As-tu un plan? demanda le dragon au garçon.
-Je n'ai rien qu'une idée! répondit-il en prenant son orbe marron et en levant bien haut son épée. Elément de la terre. Prête-moi ta force!
Un rayon lumineux partit de la Keyblade et s'envola dans le ciel. Des nuages se formèrent, dessinant... un lion! Celui-ci poussa un rugissement avant d'apparaître en chair et en os devant Sora. Il avait les poils jaunes et une crinière brune.
-Je m'appelle Simba, le fils du Roi lion Mufasa.
-Je m'appelle Sora, je suis l'élu de la Keyblade. Et je te demandes de me prêter ta force pour battre cette armure gigantesque.
-Très bien, restes à côté de moi, nous allons charger ensemble.
-Je t'ordonne, Armure gardienne, de terasser ceux en qui je porte ma haine!
-Et en plus, elle se prends pour un poète, commenta Mushu.
-Allons-y, Simba!
Le garçon et le jeune lion se lancèrent à l'assaut de l'armure qui s'apprêtait à abattre son poing sur eux. Avant l'impact, Sora replia sa Keyblade vers l'arrière, devant Simba.
-Maintenant!
-Rugissement! cria le lion.
L'énergie de Simba s'accumula dans la Keyblade puis Sora frappa de bas en haut, ce qui détruisit le poing de métal. Puis, il sauta à nouveau le plus haut possible et acheva l'armure gardienne.
-Et voilà!
-Comment? Comment avez-vous pu...
-Et maintenant, dis-nous en plus sur Maléfique.
-Elle m'a demandé de m'emparer de la Serrure. Mais il y avait autres choses!
-Et quoi?
-A cause de vous, cette femme, Aérith, est toujours en vie.
-Comment ça? Tu as tenté de l'assassiner?!
-Mais j'ai échoué à cause de votre intervention! Si vous n'étiez pas venus, elle serait empoisonnée, mais malheuresement, la pomme empoisonnée a été croquée par quelqu'un d'autre.
-Qui? Réponds nous!
-Allez le verifier vous-même.
-D'accord, mais tu viens avec nous!
-Pas question. Moi, la reine Sybèle, irait où je voudra!
Simba lui montra ses crocs mais Sybèle la reine ne fut pas impressionée. Alors Sora se contenta de l'assomer avec le pommeau de la Keyblade. Puis, le garçon se tourna vers la Serrure. Un rayon bleuté sortit de la Keyblade, verouillant la Serrure. Puis, inquiet pour ses amis, se précipita vers le troisième quartier, Mushu sur sa tête, Dingo et Donald sur ses talons et Simba qui portait Sybèle sur son dos.

Ils entrèrent dans la base secrète et virent Aérith de dos, assise sur une chaise devant le lit. Quelqu'un était allongé.
-Aérith? fit timidement Sora.
La jeune femme se retourna, des larmes à ses joues. Le garçon se précipita à côté d'elle et eu l'impression que son coeur s'était arrêté. Sur le lit était étendue Youfie.
-Youfie! cria Sora en se précipitant devant le lit.
-Je suis désolée, dit tristement Aérith. C'est moi la responsable.
-Qu'est-ce qui s'est passé? demanda précipitament Sora.
La jeune femme restait silencieuse. C'était il y a une heure, elle avait montré le panier de pommes à son amie.
-Miam! Ca me donne faim.
-Tu veux la rouge?
-Ouais! C'est sûrement la plus appétissante.
-Tiens et fait un voeu.
-Un voeu? Pourquoi? C'est pas le premier fruit que je mange de l'année.
-Comme ça, dit Aérith en lui souriant, sachant quel voeu Youfie ferait.
Tu en as plus besoin que moi.
-J'aimerai tant qu'elle soit ici avec nous.
-A moi aussi, elle me manque.
-Bon, ben alors je voudrais qu'où qu'elle soit, elle nous retrouves, dit-elle avant de croquer la pomme appétissante. ... je... me sens.. bizarre...
-Hein?
-Je...., dit Youfie avant de s'écrouler par terre, inconsciente.
-Aérith?
La jeune femme revint à la réalité.
-Où sont les autres?
-Heu... Léon vous cherche et les enfants sont partis chercher Merlin, répondit-elle mollement.
-On sait qui a fait ça! Simba.
Aérith sursauta, un lion vient de pénètrer dans la maison avec à son dos une femme, la vendeuse! Donald la réveilla un peu... brutalement.
-Allez! Enlèves le sort que tu lui as jeté! ordonna Sora.
-Héhéhé, c'est impossible.
-Et pourquoi?
-Il n'y a pas d'antidote à ce poison. Elle est comdamnée à dormir pour l'éternité!
-Moi, je suis sûr qu'il y en a un, dit Donald en montrant sa baguette. Soin!
Le sort attegnit Youfie mais n'eut aucun effet. Donald se tourna vers Sybèle pour exiger des réponses.
-S'il vous plaît, demanda Aérith en pleurant, quel est l'antidote?
-Héhéhé! Crois-tu sincèrement que je me suis embêtée à distiller ce poison pour rien?
-S'il vous plaît, je vous en supplie.
-Non.
-Comment faites-vous pour être aussi insensible? se rebella Sora.
Sybèle se mit à rire, elle cherchait vraiment les coups!
-Et si on la faisait taire en l'assomant? proposa Mushu.
-Oh oh! Vous n'oserez jamais toucher ma sainte personne! Je demande à voir!
Mais elle s'arrêta de rire lorsqu'un bruit sourd retentit. C'était Donald qui l'avait frappé à la tête.
-Alors? T'en veux un autre ou tu parles?
-Très bien, très bien! Il n'existe qu'un seul antidote au monde! Un premier baiser, pff!
-Un... baiser? répèta Sora.
-C'est ça! Et moi je suis la Reine Minnie? demanda Donald.
-Bon, on va chercher Merlin. Les petits doivent être tombés sur des Sans-coeur, dit Dingo.
-Il faut que quelqu'un reste ici pour veiller sur Youfie.
-Moi, bien sur, je dois rester avec elle, dit Aérith.
-Pourquoi pas moi? proposa Sora. Tu pourras conduire Sybèle jusqu'à la maison de Merlin sans problèmes avec Donald et Dingo. Mushu, Simba et moi, on reste ici.
-Mais Sora... bon, d'accord.
-Tu n'es pas responsable, Aérith. La seule responsable, c'est cette odieuse femme.
-Très bien... prends soin d'elle, demanda la jeune femme avant de sortir avec Sybèle encadrée par Dingo et Donald.

Sora rappella Mushu et Simba dans leur sphères et s'asseilla sur une chaise, regardant Youfie. Celle-ci n'avait toujours pas bougé d'un pouce.
-Eh, Youfie, fit doucement Sora. Je suis vraiment désolé, je n'ai rien pu faire... mais ce n'est pas grave! Merlin est un grand sorcier, je suis sur qu'il trouvera un moyen pour te réveiller. Et oui, après tout, tu es le grand ninja Youfie! Un petit poison comme ça n'a aucun effet sur toi.
Plus Sora parlait, plus il desespérait. Il se forçait à sourire mais n'était pas vraiment convainquant.
Quelques minutes plus tard, Youfie était toujours dans le même état. Le pire était que Sora desespèrait de plus en plus. Il voyait Youfie partir sans rien pouvoir faire. Qui sait si il y avait un antidote! Qui sait si elle n'était pas condamnée à fermer les yeux eternellement! Non! Sora voulait y croire, ce n'était pas possible que Youfie soit vaincue comme ça! Il s'approcha d'elle et rapprocha son oreille de sa bouche... rien, pas le moindre petit souffle. C'était vraiment effrayant! Si être mort voulait dire fermer les yeux pour toujours, elle était morte sans l'être... Sora ne pouvait pas le tolèrer! C'est son amie. Il sursauta puis se rapprocha tout prêt de Youfie. Il avait eu l'impression qu'elle avait bougé... mais non. Il remarqua que son visage était si prêt du sien. C'est fou ce que tu ressembles à Kairi. A cette évocation, Sora sentit son coeur battre à tout rompre... Kairi! La première fois que j'ai vu Youfie, j'ai cru qu'elle était Kairi. Mon coeur... pourquoi bat-il comme ça? " Il n'existe qu'un seul antidote au monde! Un premier baiser, pff!" Un premier baiser? Maintenant que j'y penses, je n'ai jamais embrassé de ma vie. Kairi... je l'aime tellement...
Pendant qu'il pensait à ça, il se rapprochait encore du visage de Youfie. Il s'en rendit compte et recula légèrement. Que faisait-il? Il était stupide ou quoi? Son rythme cardiaque se calma légèrement mais battait toujours aussi fort. Un premier baiser... Youfie, si elle se réveillait, n'apprécierait sûrement pas... Un premier baiser... qu'est-ce qu'il lui dira? ... C'est fou ce que tu ressembles à Kairi... Sora se rapprochait des lèvres de Youfie. Il y a sûrement un autre moyen... Son coeur battait si fort, je ne peux pas faire ça à une amie... une amie que j'aime beaucoup... que j'aime... Ils étaient si proche, Kairi... tu..., il allait l'embrasser. Il ferma les yeux, c'était comme si son coeur voulait sortir de sa poitrine. Leurs lèvres étaient si proches... puis soudain, il se revoya avec Kairi qui lui donnait son bracelet. A ce moment, il était si content... il revint à la réalité et se recula quelque peu. Non, je ne peux pas faire ça! Youfie est Youfie, pas Kairi. Et c'est Kairi que j'aime. Il ouvrit les yeux et ce fut comme si son coeur, battant si fort il y a à peine une seconde, s'était arrêté: Youfie avait un oeil mi-clos mais bien ouvert. Il était penché sur elle, ce qui ajouta en lui une honte encore plus grande. Il avait envie de disparaître à la seconde. Mais il s'aperçut d'une chose: Youfie souriait, elle semblait dire du regard "Oui? Tu comptais me faire quoi?". Pire, le garçon eut l'impression que son oeil mi-ouvert disait "Continues!", ce qui le fit rougir encore plus, mais il était plus que tout rassuré.
-Youfie! cria Sora avant de l'enlasser.
Celle-ci répondit à son étreinte, fermant paresseusement les yeux.

Au même moment, dans le manoir aux hiboux, la demeure de Merlin, Sybèle sursauta.
-Zut! Je viens de me rendre compte! J'ai trempé la pomme dans le somnifère sans y ajouté le poison!
-Ce qui veut dire? demanda anxieusement Aérith.
-Que cette sale gamine se réveillera au bout de seulement deux heures!
-Mais ça doit faire deux heures qu'elle est endormie! remarqua Donald. Alors...
-Elle doit être réveillée, finit Merlin.
-Ahyuk! J'en connais un qui doit être soulagé.
-Ouais, Sora!
-Alors qu'est-ce qu'on attends pour les rejoindre?

Un peu plus tard, ils furent dans la maisonnette. Ils trouvèrent Sora et Youfie assis côtes à côtes sur le lit, parlant à voix basse. Léon les avaient rejoints, adossé au mur, les bras croisés.
-Ah, vous voilà! Vous en avez mis du temps, dit ce dernier.
-C'est pas notre faute, on a du passer à la prison pour enfermer cette soi-disante reine, expliqua Donald.
-Aérith, tu veux bien briser le charme? Ces deux-là ne se sont pas arrêter de parler depuis que je suis là, ils ont à peine remarqué ma présence.
-J'ai entendu, Squall.
-Je m'appelles Léon!
-Quoiqu'il en soit, je trouves ça très mignon de ta part de t'inquièter des bébés de Pongo.
-... mignon?
-Oui, ce serait presque attirant.
-.........
Sora se mit à rire en voyant la mine renfrognée de Léon. Visiblement, il n'était pas insensible aux avances de Youfie. Car en effet, lui et Youfie avaient longuement parlé des personnes qui leur étaient chères. Quand ils avaient abordés leurs avis sur Léon, elle s'était mit à rougir, puis elle lui avait finalement avoué son plus grand secret, la seule chose qui pouvait la faire rougir.

Après être resté une journée pour se reposer, chercher Pluto et Riku sans succès, Sora, Donald et Dingo dirent au revoir à leurs amis, décollèrent de Traverse avec un vaisseau flambant neuf et firent cap pour de nouveaux mondes à découvrir.

# Posté le lundi 03 septembre 2007 15:02

Modifié le mardi 12 mai 2009 18:02

La rentrée

C'est déjà le cas pour beaucoup de personnes, mais pour moi, la rentrée à lieu demain. Joyeuse rentrée à tous! (Je sens que je vais me faire trucider ^^') Pour me faire pardonner d'avoir rappelé un si mauvais souvenir de celle dans la vie de tous les jours des ados, voilà une image qui vous consolera peut être. Et oui, même nos héros préparent leur rentrée!
La rentrée

# Posté le mardi 04 septembre 2007 13:58

Modifié le mercredi 05 septembre 2007 06:50

La Quête de Sora Chapitre 8

La Quête de Sora Chapitre 8
LE SOUHAIT VENANT DU COEUR

Sora regarda du vaisseau gummi le prochain monde qu'ils allaient explorer. Il y avait une grande ville avec un immense palais tout en blanc. Le reste n'était que désert, mais le garçon remarqua que sur l'autre versant du monde, il y avait une forme sombre mais son regard ne s'y attarda pas, car Donald annonçait déjà leur attérissage en bordure de la ville.

Les rues d'Agrabah étaient désertes. Seuls deux personnes parcouraient la ville, Maléfique et un homme. Ce dernier avait les yeux noirs ainsi qu'une barbiche entortillée. Il portait une longue robe noire, sérrée à la taille par une ceinture rouge, une cape et des chaussures rouges et un sceptre de serpent. Un chapeau demi-ovale était posé sur sa tête, noir avec un rubis et une plume rouge à son milieu. Il s'agissait du vizir d'Agrabah et un des généraux de l'ombre, Jafar.
-La Serrure? demanda Maléfique.
-Bientôt nous l'aurons. Et nous nous emparerons de ce monde, si ce n'est déjà fait.
-Et la fille que l'on recherche?
-J'ai envoyé mon meilleur espion à ses trousses. Elle a réussi à s'enfuir du palais lors de ma prise de pouvoir mais ce n'est plus qu'une question de temps avant que nous la trouvions.
Un battement d'ailes attira l'attention de Jafar qui leva la tête. Un perroquet rouge se posa sur son épaule.
-Oh Jafar! dit-il. J'ai vraiment cherché Jasmine partout, mais aucune trace d'elle! Elle a disparu comme par magie!
-Hmm, décidément, cette fille cause plus de problèmes qu'elle ne le mérite.
-Tu as pourtant certifié que tu avais la situation en main, rappella Maléfique.
-Cette ville regorge de cachettes, se défendit Jafar. Mais après tout, pourquoi s'inquièter du sort de la princesse Jasmine? Avec ou sans elle, nous aurons ce monde quand nous aurons trouvé la Serrure.
-Oui, mais n'oublies pas une chose : nous avons besoin des sept Princesses de Coeur pour notre projet. Si il en manque une à l'appel, nous échouerons.
-Tu ne voudrais pas m'en dire plus à propos de ce projet tenu si secret que seul toi sait de quoi il s'agit précisément?
-Contentes-toi de la trouver, je t'en dirais peut être plus après.
-Très bien, de toutes façon, si tu dis qu'elle est importante, elle l'est. Et nous la trouverons. Vous entendez? Amenez-moi Jasmine sur le champ. Iago, guide-les.
Une escouade de Sans-coeur apparut derrière Jafar puis suivirent Iago le perroquet à la recherche de la princesse.
-Prends garde à ne pas aller trop loin dans les Ténèbres. Les Sans-coeurs dévorent le coeur des insouciants.
Devant cette affirmation, Jafar éclata de rire.
-Votre sollicitude est très touchante, ma chère, mais totalement inutile.
Sur ces mots, le visir parti. Maléfique resta quelques instants immobile à regarder son complice s'enfoncer au coeur de la ville puis disparut dans une fumée noire pour rejoindre le quartier général, sous les yeux d'une jeune femme qui était cachée derrière un comptoir.

Les trois amis descendirent du vaisseau et entrèrent dans la ville. Tout autour d'eux, des étalages mais aucun vendeur à l'horizon. Les maisons étaient toutes faites de pierre brune. Ils s'engagèrent dans la rue suivante quand ils entendirent un cri.
-Ca venait de là! dit Donald en pointant du doigt une ruelle.
-Allons-y! cria Sora.
Arrivés dans le cul-de-sac, ils virent des Sans-coeur! Ces derniers portaient des gilets et des pantalons violets et des sabres à lame courbée. Ils avaient aussi des turbans blancs qui couvraient leur tête et le visage à part une fente pour les yeux, pour les définir, des Bandits. Ils encerclaient une jeune femme portant des habits vert d'eau. Un des bandits bondit sur elle et fut accueilli par un coup de Keyblade.
La jeune femme leva les yeux et vit un garçon tenant une grande clé dans sa main. Ce dernier abattit son arme sur deux autres bandits qui disparurent mais l'un d'entre eux se faufila derrière eux.
-Attention! cria-t-elle.
-Brasier!
Une boule de feu atteint le bandit par derrière et disparut.

-Il faut toujours qu'on surveille tes arrières! se plaignit Donald.
Ce dernier eut un rire bref avant de voir d'autres Sans-coeur les encercler lui et la fille.
-C'est à moi de jouer! fit Dingo en bondissant au milieu du cercle de Sans-coeur. Dingo-Toupie!
Il se mit à tourner rapidement sur lui-même. Les ennemis qui avaient eu le courage de se jetter sur Dingo furent détruits.
-Foudre!
Des éclairs tombèrent sur les deux derniers ennemis.
-Pas mal, ton sort de Foudre! commenta Donald. Mais loin d'être aussi performant que le mien.
-Tu ne veux pas plutôt dire que tu es jaloux que je le maîtrise si bien?
-Tss, rêver, c'est permis!
La jeune femme regardait les deux chamailleurs.
-Excusez-les, c'est leur façon de s'apprécier, ahyuk!
-Je vois, dit la jeune femme en riant. Je me nommes Jasmine.
Les deux autres s'étaient arrêtés de se disputer.
-Je m'appelles Sora, et voici Donald et Dingo. Tu vas bien?
-Oui, ne vous en faites pas. J'ai beau être la fille du sultan, je sais me défendre! Ils sont tenaces, ces monstres!
-C'est quoi un sultan? demanda Sora.
-Une sorte de roi.
-Oh! Alors ça fait de toi une princesse! réalisa Dingo.
-Oui, la princesse d'Agrabah. Mais Jafar, le Visir du royaume, le conseiller si vous préfèrez, ajouta-t-elle devant les regards interrogatifs du trio, a renverser mon père grâce a des pouvoirs maléfiques.
-Ce Jafar commande les Sans-coeur?
-Oui, ça m'en a tout l'air. Ils ont envahis le palais et ont voulu me capturer mais heuresement, il m'a sauvé et conduit dans cette cachette.
-Qui?
-Aladdin.
-Ah oui! Ce cher Aladdin! fit une voix située au-dessus du groupe.
Ces derniers levèrent les yeux au ciel et virent le général de l'ombre...
-Jafar!
-Et oui, ma chère princesse. Où pourrais-je trouver ce vaurien? Mais avant, parlons de vous, ma chère princesse. Sans votre permission, permettez-moi de vous trouver une compagnie plus seyante. Ces minuscules insectes ne vous conviennent guère.
-Vite Jasmine! cria Sora. File te cacher!
La jeune fille s'exécuta tandis que le garçon prit sa Keyblade de sa ceinture.
-Ah! Le fameux garçon qui détient la Clé.
De nouveaux Sens-coeur apparurent aux côtés du vizir.
-Eliminez-les, dit-il avec désinvolture avant de s'éloigner.

Après un rapide combat, les trois compères retrouvèrent Jasmine.
-Qu'est-ce qu'on fait, alors? demanda Sora.
-Et c'est toi notre chef? fit Donald.
-Ouais! Parfaitement! répliqua Sora. Mais je suis toute ouïe a vos suggestions!
-Ben pourquoi ne pas retrouver ce Aladdin? proposa Dingo.
-Oui, c'est une bonne idée, approuva Jasmine. Il représente une sérieuse menace pour Jafar et il sait se battre.
-Oui! Un allié de plus, ce serait super... mais comment peut-on savoir où il est? demanda Sora.
La princesse sourit et siffla entre ses doigts.
-J'espères qu'il a réussit.
-Qui?
Pour réponse, un tapis surgit des airs et vola dans leur direction. Vola? Sora devait avoir un problème de vision! Non, le tapis était bel et bien dans les airs. Et sur lui, un petit singe d'à peine trente centimètres de haut. Jasmine fut heureuse.
-Bien joué, Abu! Tu as libèré le Tapis Volant.
-C'est un vrai tapis volant? demanda bêtement Sora.
-Ben comment pourait-il voler sinon? répliqua Donald.
-Aladdin est partis chercher je ne sais quoi. Il a demander à Abu de rester ici pour trouver le tapis qui avait été capturé et m'indiquer un endroit où me cacher.
Le tapis s'agitait puis il se posa sur le sol. Sora, Donald et Dingo montèrent dessus.
-Nous allons chercher Aladdin, toi et Abu, restez cachés.
-D'accord.
Le tapis s'éleva dans les airs malgrès le poid de ses trois passagers et partit en direction du désert.

Après une demi-heure de vol, ils se retrouvèrent sur la partie non éclairée d'Agrabah où règnait une nuit perpétuelle.
Sora regardait l'horizon dans l'espoir d'apercevoir Aladin, c'est alors que dans la nuit noire un cri désesperé retentit, Donald s'écria :
- Là! Regardez en bas !
Sora et Dingo aperçurent alors une silhouette qui s'enfonçait dans le sable chaud du désert, c'était Aladdin ! Sora dit alors au tapis :
-Vas y, il faut allez l'aider !
Le tapis plongea et Sora cria à Aladdin :
-Accroche toi !
Aladdin attrapa la main de Sora qui tira de toutes ses forces, Donald et Dingo furent soudain progetés avec Sora et Aladdin sur le sable par un jet de flamme. Des Sans-coeurs, en paritculiers des bandits et Gros Bandits venaient de tous les côtés. Les gros bandits étaient aussi gros et forts que les rondouillards, portant un gilet et un panralon beige. Fort heuresement, il n'y en avait que deux mais les bandits étaient très nombreux. Sora et Aladdin furent bientôt encerclés. Des bandits avaient attrapé le tapis et le maintenait au sol en le piètinant et essayaient de l'imobiliser avec leurs sabres. Aladdin sortit une vieille lampe à huile de sa poche et se mit à l'astiquer, sous le regards perplexe de Sora. Contre toute attente, une fumée bleue jallit et un immense type bleu apparut. Il était démesuré, presque deux mètres de haut, il flottait dans les airs. Les seuls vêtements qu'il avait étaient une ceintue rouge en dessous de laquelle, un fumée formant une queue, il ne semblait pas voir de jambes. Il portait une boucle d'oreille en or sur son oreille pointue et des bracelets de la même couleur au poignet. A part sa barbiche noire et une queue de cheval toute petite et noire, il n'avait pas de cheveux. Aladdin s'écria :
-Génie je souhaite que tu te débarasse d'eux !
-Ettttttttttttttt un premier voeu, un! dit-il en retroussant des manches imaginaires puis il s'éleva dans les airs et... claqua du doigt qui fit une lumière rose.
Juste après, tous les Sans-coeurs se volatilisèrent.

Sora et ses amis n'avaient pas perdu de temps et retournèrent dans une partie du désert où le sable était illuminé par le soleil. Ils se présentèrent devant ce jeune homme aux cheveux noirs, portant un gilet violet, une ceinture marron, un sabre à lame retroussée et un pantalon blanc rapiécé par endroits.
-Merci pour le coup de main, Sora, Donald et Dingo.
-Aladdin, qu'est-ce que tu fabriquais ici, en plein désert? demanda Sora.
-Une chasse aux trésors légendaires. Je reviens de la Caverne aux Merveilles, où j'étais déjà allé il y a quelques jours pour y rencontrer ce tapis volant. J'ai voulu y retourner pour trouver quelque chose qui pourrait combattre Jafar et délivrer Agrabah, c'est là que je suis tombé sur la lampe magique. La légende raconte que celui qui la détient peut invoquer...
-Hep hep hep! interrompit le Génie en virevoltant dans les airs. S'il te plaît petit, laisse les pros faire les présentations. Donc, le détenteur peut invoquer le seul et l'unique Génie de la Laaaaaaaampe! Lampe qu'il suffit de frotter pour que vos voeux soient exaucés. Et le gagnant du jour est... Aladdin! ajouta-t-il en faisant tomber des confettis brillants sur lui. Mes félicitations, conclut-il en lui serrant énergiquement la main.
Donald, qui avait regardé le Génie s'exciter en volant partout en faisant de grands gestes, un peu subjugué essaya de résumer.
-... un voeu?
Mais le Génie l'interrompit en levant la main devant le canard.
-Patience, fidèle compagnon emplumé. TROIS VOEUX! ajouta-t-il en se divisant en trois. N'importe lesquels! Et un, le premier double du Génie disparut, et deux, le second double disparut aussi, et trois voeux! Ensuite, je file à l'anglaise, comme la crème! finit-il avant de disparaitre à son tour. Notre heureux vainqueur vient de faire son premier voeu!
Le Génie réapparut à côté de Sora, lui chuchotant:
-Et pour être franc, je me suis à peine échauffé.
Puis un autre Génie apparut, ils se mirent dos à dos pour clamer en choeur:
-Il lui en reste donc encore deux!
Puis les jumeaux disparurent. Une chose était sûre, le Génie avait l'air de vraiment bien s'amuser.
-Alors maître, que vas-tu demander pour ton voeu numéro brrrrrrrrrr...., demanda le Génie en tournoyant sur lui-même, 2?
-Hmm... peux-tu faire de moi un prince incroyablement riche?
-Oh, évidement! dit le Génie en virevoltant dans les airs, toujours aussi souriant. L'argent, la royauté, la renommée! Mais pourquoi n'y ai-je pas pensé? Très bien! C'est vraiment ce que tu veux? Alors on va faire grand, très grand! Des centaines de serviteurs! Des milliers de chameaux chargés d'or! Tu n'as qu'un mot à dire et je te livre ça en à peine 30 minutes sinon la commande est gratuite. Et j'y ajoute même un capuccino.
-Heu... hé hé, non merci.
-D'accord, alors c'est part...
-Un instant! coupa Aladdin.
-Oui?
-Une fois qu'on sera à Agrabah, je me déciderai pour mon second voeu.
-Mais, Aladdin, intervint Dingo, pourquoi en prince?
-Et bien... il y a une fille à Agrabah, elle s'appelle Jasmine et c'est... une princesse. Et moi... oh! Elle n'aimera jamais un garçon comme moi, finit Aladdin, baissant tristement la tête.
-Hein? Princesse? répèta Donald.
-Jasmine? dit Dingo.
Sora sursauta, il avait complètement oublié pourquoi ils étaient là, avec tout ce qui s'est passé.
-Aladdin, elle a des problèmes!
-Quoi?!
-Jafar est à sa recherche.
-Alors venez, direction Agrabah!

Pendant ce temps, Jasmine et Abu étaient cachés derrière le comptoir d'une boutique.
-Je crois qu'on les a semé, merci Abu.
Le singe fut flatté et baissa la patte, comme pour dire que ce n'était rien.
-J'espères que Sora va bientôt retrouver Aladdin avant que Jafar ne détruise notre monde.
Abu se mit à s'agiter, affolé. Jasmine se retourna et eut un haut le coeur en voyant l'immense silhouette se dresser devant elle.

A quatre, Sora et ses amis arrivaient à tenir ensemble sur le tapis. Génie, quand à lui, volait à côté d'eux.
-Ahhhh! fit-il en se balottant. L'air libre, les grands espaces!
A voir sa bonne mine, Sora crut deviner à quoi Génie faisait allusion.
-Tu ne dois pas sortir souvent, hein?
-C'est la rançon de la gloire. Des pouvoirs cosmiques phénoménaux dans un mouchoir de poche! Claustrophobes s'abstenir, quand même. C'est toujours trois voeux et je retourne dans ma prison portative attendant le prochain client. J'ai la chance de voir la lumière du jour un siècle sur deux.
-Dis, Génie, et si j'utilisais mon troisième souhait pour te libèrer? Qu'en dis-tu? demanda Aladdin en jettant un regard complice à ce dernier.
Génie regarda son maître temporaire avec un grand sourire surpris.
-Tu ferais ça?
-Génie, je te le promet! Après avoir sauvé Agrabah et Jasmine. Sora, tu penses que Jafar recherche une... Serrure?
-Oui! C'est un général de l'Ombre et il recherche la Serrure de ce monde pour le détruire, j'en suis sûr!
-La Serrure? intervint Génie. J'ai déjà entendu ça quelque part.
-Quand? demanda anxieusement Sora.
-Heu... je ne sais pas, il y a quelques siècles je penses.
-Alors pas la peine d'insister, dit Donald.

Le groupe parvint enfin à Agrabah, ils survolèrent les portes de la cité.
-Hé! Il y a quelque chose, là! cria Donald.
Les autres se penchèrent, suivant du regard le doigt du canard. Ils virent une petite forme s'agiter, leur faisant signe.
-Hé! Mais c'est... commença Sora.
-Abu! Tapis, descend, on va le prendre au passage! demanda Aladdin.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Abu était assis sur le tapis avec le groupe. Le language du singe n'était pas facile à déchiffrer mais Aladdin, qui vivait depuis plusieures années avec son compagnon réussit à déchiffrer.
-Jasmine est entre les griffes de Jafar aux portes du Palais!
-Nous devons la délivrer! clama Sora.
-On va s'approcher de lui en silence, par les airs.
-Bonne idée, Al.
-Moi, je ne peux rien faire tant que tu ne souhaites rien, mon pote, informa Génie.
-Ce n'est pas grave, tu peux retourner dans la lampe.
-Très bien, à plus! dit ce dernier en rentrant dans sa prison portative.

Le groupe se posa sur le toit d'une maison la plus proche des potes du palais. Ils virent Jafar, le visir et un des généraux de l'ombre. Il était avec Jasmine, ligotée.
-Alors, princesse? Espèrez-vous que votre précieux Aladdin ou ce garçonnet tout petit avec sa bande de vauriens viennent vous sauver? Et bien... on dirait que vous avez raison, et toi, mon garçon, on dirait que tu t'es attaqué à plus fort que toi, ajouta-t-il sans lever la tête mais s'adressant clairement à Aladdin.
Sora et le jeune homme bondirent du haut du toit pour se retrouver face à Jafar.
-Retourne d'où tu viens, vaurien, ordonna-t-il d'un ton supérieur. Je ne t'autorise plus à déranger la princesse.
-Ne t'en fait pas Jasmine, on va te sortir de là!
-Aladdin... dit-elle.
Le jeune homme sortit discrètement la lampe de sa poche arrière et chuchota en la frottant :
-Génie, aide Jasmine, je t'en supplie.
Jafar eut à peine le temps de se tourner vers la princesse que celle-ci était dans les bras du Génie, hors d'atteinte.
-Il te reste plus qu'un voeu, tu me facilites vraiment la tâche, tu sais?
-Rends-toi Jafar! ordonna Sora, Keyblade en main. Sans ton otage, tu ne peux plus rien contre nous!
-Vraiment? Et bien il y a une chose que je trouve dommage, et ça concerne Aladdin. C'est dommage, car ton second voeu, si j'ai bien compris, t'as été refusé.
Iago, le perroquet de Jafar vola vers ce dernier avec dans les pattes une lampe. ... une lampe? Prit d'un affreux doute, Aladdin regarda sa main et constata que Iago lui avait subtilisé. Le perroquet n'attendit pas plus longtemps et déposa la lampe dans la main de Jafar.
-Je regrette, Al, dit Génie en disparaissant, laissant Jasmine tomber dans une jarre rouge que Sora n'avait pas remarqué. Le plus étonnant était de voir ces pattes d'arraignée jaillir de cette jarre.
-Et maintenant, les enfants, je vous souhaite bon vent. Attaquez-les.
D'autres Arachnocruches apparurent et encerclèrent le groupe tandis que deux autres jarres derrière eux explosèrent pour laisser place à ... deux grosses têtes d'insectes bleues. Immédiatement, la jarre contenant Jasmine ainsi que les autres se mirent en file indienne entre les deux têtes pour former une chenille Sans-coeur.
Aussitôt après son assemblage, la chenille se précipita sur le groupe qui s'équarta pour l'éviter, mais en réalité, la chenille cherchait à s'enfuir. Sora et son groupe prirent leur jambes à leur cou pour rattraper leur ennemi et lui bloquer la route.
-Sora! Utilisons la foudre sur l'arcade!
-Pourquoi? Ah j'ai compris!
-Foudre! firent-t-ils.
Les eclairs détruisirent l'arcade servant d'entrée dans la ville, bouchant la sortie à la chenille ne pouvait plus s'enfuir. Sora et Aladdin se plantèrent derrière le bouchon tandis que Donald et Dingo étaient devant la chenille pour l'empêcher de s'enfuir par le palais.
-Bien, je commence! dit Aladdin. Voici ma spéciale, la Tempête de Sabre!
Le jeune homme se jetta sur l'ennemi, son sabre se levant et s'abattant devant lui plusieures fois avant d'atteindre l'une des deux têtes bleu.
-A toi, Dingo!
-D'accord, Dingo-fusée!
Dindo se jetta, bouclier en avant sur l'autre tête de la chenille.
-Bien joué! cria Sora.
Les arachnocruches se détachèrent de la chenille à part celle qui contenait Jasmine et d'où s'échappait:
-Aladdin! A l'aide!
-Tiens bon, Jasmine!
Détruire ses jarres fut une tâche facile pour les quatre amis, c'était la suite qui allait se compliquer, car ils risquaient de blesser Jasmine si ils rataient ce qui restait de la chenille.
-Brasier!
-Donald, non!
Trop tard, la boule de feu, légèrement plus grosse qu'à l'ordinaire, sortit du bourdon de Donald et se précipita sur le Sans-coeur.
-Tu vas blesser Jasmine!
-Regarde bien, répondit tranquillement Donald.
L'adversaire fit une ondulation pour éviter la boule de feu mais celle-ci dévia sa trajectoire pour atteindre la tête arrière du Sans-coeur qui l'enflamma et la détruisit.
-Whoua! fit Sora, la bouche grande ouverte.
-Et oui, je contrôle mentalement la trajectoire de mes flammes, mais bien sûr, ça necessite de la maîtrise, chose que tu n'as pas en matière de magie, Sora, critiqua Donald.
-Oui, ben c'est bon! On devrait vraiment passer un accord, on se critique pas tant que la bagarre n'est pas fini.
-D'accord, mais alors c'est moi qui ai le dernier mot cette fois.
-Tu va en avoir un, de maux, quand j'en aurai finit avec cette bestiole, yaaaaa! fit Sora en bondissant sur le Sans-coeur, la Keyblade levée au-dessus de sa tête. Mange ça!
Le garçon abattit son épée de toutes ses forces contre son ennemi qui disparut.
-On a réussi!
-Hourra! cria Dingo en bondissant sur place.
Aladdin se précipita sur la cruche et l'ouvrit.
-Rien! Jamine a disparut!
Un rire glacial retentit, celui de Jafar.
-C'était une diversion, on nous a doublé!
-Moi, j'aime pas me faire rouler! se rebella Donald.
-As-tu une idée d'où pourrait aller Jafar? demanda Sora à Aladdin.
-Dans le désert, la Caverne, sans doute! Allons-y!
Le Tapis, qui survolait encore le ciel, s'immobilisa au-dessus du sol pour permettre à tout le monde de monter dessus, puis ils s'envolèrent en direction de la Caverne aux Merveilles.

Vingts minutes plus tard, le groupe arriva à l'endroit où ils avaient secouru Aladdin.
-Alors l'entrée est ici? demanda Sora.
-Oui.
-Mais je ne vois rien, fit Donald.
-Elle va bientôt apparaître, promit Aladdin.
En effet, un tremblement de terre retentit ainsi qu'une tempête de sable noir s'élevant dans le ciel, sous les regards des cinq amis. Au milieu de cette tempête émergea une immense tête de tigre toute noire avec la gueule grande ouverte d'où s'échappait une lumière d'or et où étaient présents des escaliers.
-Voici l'entrée.
-Impressionant! fit Dingo.
-Abu? Que se passe-t-il?
Le singe perché sur l'épaule d'Aladdin s'agitait en pointant du doigt l'entrée.
-T'en fait pas, on sait que c'est là qu'on doit aller, dit Donald.
-Oui, c'est partis! cria Sora en se précipitant dans la gueule du tigre.
Mais soudain, la caverne se referma et donna un coup de museau à Sora qui se tenait très prêt de l'entrée. Le pauvre garçon valsa dans les airs mais le sable amortit sa chute.
-Mais ce truc est vivant! constata Donald.
-Ben oui, c'est à la fois l'entrée et le protecteur de la caverne, informa Aladdin. Mais son hostilité n'est pas normale.
Abu continua de s'agiter en pointant du doigt le visage du tigre.
-On dirait qu'il essaye de nous dire quelque chose, réalisa Dingo.
-Regardez! cria Sora. Ses yeux!
En effet, les yeux du fauve des sables étaient obstrués par une aura ténèbreuse.
-Il suffit de détruire l'aura pour que le gardien redevienne lui-même!
Les autres approuvèrent mais un nouveau problème se posa, comment monter au sommet de ce gigantesque tas de sables de plus de dix mètres de haut? En escaladant bien sûr, mais vu qu'il n'hésitera pas à gigoter... Soudain, le gardien ouvrit grand sa bouche d'où sortirent des Sans-coeurs, gros bandits et bandits. Les trois gros bandits, à peines sortis inspirèrent et soufflèrent de toutes leurs forces, des flammes s'échappant de leur bouche. Le groupe fit de son mieux pour ne pas être touché par les flammes. Et la cerise sur le gâteau, des rayons d'energie violet se précipitaient sur le groupe, partant des yeux du gardien. Sora et ses amis étaient cernés entre les Sans-coeurs et le tigre.
-Sora! Tu dois parvenir jusqu'en haut! dit Donald.
-J'aimerai bien, mais comment?
-On a qu'à unir nos forces, un pour tous et tous pour un!
-Tu as raison Dingo! Allons-y!
-Je vous couvre, fit Aladdin en se mettant derrière eux tandis qu'ils faisaient face à l'entrée.
-C'est partis!
Sora prit son élan, se mit à courir le plus vite possible et bondit sur Donald et Dingo qui tendaient leurs mains jointes. Le garçon prit appui sur les mains de ses amis et prit son envol pour attérir sur le museau du tigre, face aux yeux menaçants tandis que les deux autres allaient prêter main forte à Aladdin.
-A nous deux! cria Sora en chargeant sur les yeux de son ennemi. Banzaïïïï!
Des rayons sortirent des ses yaux mais le garçon les bloqua avec sa Keyblade et l'abattit sur l'aura noire qui disparut, révèlant des yeux jaunes et étincelants. La tête géante cessa de se débattre tandis que le dernier Sans-coeur disparut sous le coup de sabre d'Aladdin. Sora descendit de la tête et la regarda, elle se mit à parler d'une voix rauque qui résonnait dans tout le désert :
-Je vous remercies de me permettre de reprendre mon repos.
-Attends! Nous souhaiterions entrer dans la Caverne, cria Sora pour qu'il l'entende.
-Pour y répandre le chaos?
-Non! intervint Aladdin. Pour sauver une amie!
-Et arrêter celui qui menace ce monde! ajouta Sora.
-Est-ce la vérité?
-Oui, firent les quatres amis ensemble.
-Vos yeux sont purs, très bien.
Sans hésiter, le groupe entra dans la gorge du tigre, prêts à tout pour sauver Jasmine et empêcher Jafar de s'emparer de la Serrure.


Rien ne pouvait être plus parfait, plus exellent que maintenant. Il détenait la princesse et le Génie qui non seulement lui indiquera l'emplacement de la Serrure mais fera aussi de lui l'être le plus puissant de tous! En un mot, Jafar était fier de lui, il songeait même à revoir l'ordre hiérarchique des généraux de l'Ombre avec à leur tête un meilleur chef que Maléfique. Mais chaques choses en son temps, pour le moment, il devait accomplir sa mission. Il leva la lampe d'un geste majestueux et dit :
-Génie, voici mon premier voeu! Montre-moi la Serrure.
Génie, qui n'était pas fier d'obéir à ce tyran, en avait même perdu sa bonne humeur. A contrecoeur, il leva le pouce et pointa un mur. Ce mur explosa pour laisser place à un autre mur en forme de serrure au fond duquel se trouvait le trou d'une serrure. Jafar éclata de rire, planté au beau milieu d'un immense pièce circulaire creusée à même le sol avec des architectures et des torches pour éclairer l'endroit. A ses pieds gisait le corps inconscient de Jasmine.

Après avoir évité de nombreux pièges, affronté de nombreux Sans-coeur et résolu de nombreuses énigmes, Sora, Donald, Dingo, Aladdin et Abu arrivèrent dans la salle du trésor. Des montagnes de pièces d'or, de joyaux et de pierres précieuses. Donald et Abu furent comme dans un état second, hypnotisés par ces trésors. Mais Dingo les rapella vite à l'ordre.
-Dingo a raison, approuva Aladdin, nous n'avons pas le temps de mieux "apprécier" ces trésors, nous sommes là pour sauver Jasmine.
-Il est vraiment tenace quand il s'agit de sa chérie, fit remarquer Donald à Sora et Dingo.
-Oui, sans doute, puisque tu sais de quoi tu parles, répondit Dingo en lui faisant un clin d'oeil.
-Ah bon, comprit Sora, Donald a une...
Mais le canard caqueta avant que Sora ne puisse finir.
-Alors on y va, oui? ajouta-t-il anxieusement.
Tous approuvèrent mais un dernier problème se dressa devant eux : cette immense porte de pierre qui bloquait leur chemin.
-C'est pas vrai! Comment va-t-on faire?
Tout le monde se mit à réfléchir... enfin presque tout le monde, car Abu profita de cette diversion pour grimper à la statue en or située juste à côté de l'entrée bouchée pour s'emparer de l'immense gemme rouge que la statue tenait dans ses mains et qui le tendait. Le singe n'était plus en état de réfléchir, obsédé par ce rubis, bondit sur lui et le souleva. Soudain, il eu un tremblement de terre qui résonna dans toute la salle du trésor.
-Qu'est-ce qui se passe? demanda Sora.
-La caverne va s'écrouler? questionna Dingo.
Comme réponse, la lourde porte s'ouvrit. Les quatre amis étaient bouche bée. Aladdin remarqua que Abu avait une grosse gemme rouge dans ses mains et qui, voyant que son maître le regardait, souriait de toutes ses dents, comme pour dire qu'il n'avait rien fait.
-Bien joué, Abu!
-Ouais, quel réflexion! Nous te félicitons, ahyuk!
Le singe ouvrit grand les yeux et se dressa, le dos bien droit, un regard suffisant en train de frotter son index avec son pouce, comme pour dire ce n'est rien voyons, j'ai juste eu un coup de chance, enfin, les énigmes, ça me connaît.
-Et si on laissait Abu ici pour surveilller la porte? proposa Dingo.
-Bonne idée! approuva Sora. Attends une seconde. Jiminy?
-Oui Sora?
-Tu peux rester avec Abu pour garder la porte?
-Ah, enfin je peux me rendre utile, mais je dois rester avec vous tout le temps.
-Ben on te raconteras tout de A à Zèbre.
-A à Z! corrigea Donald.
Puis les quatre compères et le Tapis se précipitèrent sur la porte.

-Encore ce garçon? demanda Maléfique qui venait d'apparaître devant Jafar lorsque ce dernier lui avait dit qu'il avait enfin trouvé la Serrure.
-Il est plus obstiné que je ne m'y attendait. Avoir l'audace de résister à mon autorité dans Agrabah peut encore passer, mais pénètrer dans la Caverne aux Merveilles sans mon accord, c'est dépasser les limites. J'ai une idée, pourquoi ne pas expliquer la situation à ce jeune homme... Riku? Cela pourrait s'avérer extrêmement utile pour notre...
Mais Jafar ne finit pas sa phrase et se retourna, croyant entendre les bruits de pas précipités. Il s'agissait de ces quatre vauriens.
Sora s'arrêta au milieu de la salle, regardant la personne avec laquelle discutait Jafar.
-Attendez une seconde, c'est vous Maléfique? demanda-t-il.
La femme en noir disparut sans répondre à sa question.
-Jafar! cria Aladdin. Relâche Jasmine, tout de suite!
-Pas question, répondit-t-il tranquillement. Vois-tu, c'est une princesse. Pas seulement princesse de ce monde, mais également une des sept qui détient la Clé pour ouvrir la Porte.
Jafar n'était pas inquiet, après tout, il pouvait leur dire au moins ça puisqu'ils allaient bientot disparaitre.
-Ouvrir... commença Dingo.
-... la Porte? finit Donald.
-Mais vous ne vivrez pas assez longtemps pour voir ce qui se trouve derrière, regrettable, n'est-ce pas? Génie! Voici mon second voeu! Ecrase-les!
Il existait quatre règles fondamentales en matière de voeux que même Génie ne pouvait exaucer. La première était qu'il ne pouvait pas accorder plus de trois voeux à ses maîtres. La seconde, qu'il ne pouvait pas forcer les gens à tomber amoureux. La troisième, qu'il ne pouvait pas ressussiter les morts. La dernière, et la plus importante, un génie ne pouvait tuer personne. Or, Jafar n'ignorait pas ces règles, il a juste demander au Génie de leur faire du mal et c'est le sorcier qui donnera le coup de grâce.
-Désolé, Al. Celui qui tient la Lampe tire les ficelles. Je n'ai pas le choix.
Jafar fit un mouvement avec son sceptre et tout à coup, une immense barrière de lumière se dréssèrent devant la sortie, ils étaient cernés.
-Voyons de quoi vous êtes capables, je vais vous montrer MES sorts, quel honneur je vous fait. Eclair de feu!
Un éclair partit des yeux du sceptre de Jafar pour frapper Sora, mais celui-ci roula sur le côté. Génie apparut devant lui et cria :
-Sauve-toi!
Le géant bleu essaya d'écraser Sora avec sa main mais Dingo protegea son ami avec son bouclier.
-Ouf! fit Génie.
-Il faut qu'on s'empare de la lampe! cria Aladdin en se précipitant sur Jafar.
-Mais viens, je t'attends, vaurien. Sceptre brasier!
La tête du sceptre du sorcier s'enflamma et Jafar frappa Aladdin mais ce dernier bloqua son attaque avec son sabre. Ils se regardèrent impitoyablement, face à face avec la même haine et le même dégoût.
-Attends un peu, je vais te refroidir, Glacier!
Donald parvint à créer un rayon glacial comme Sora, mais Jafar se protègea avec son sceptre aprés avoir repoussé Aladdin, mais le jeune homme revenait à la charge. Sora et Dingo encerclaient Jafar qui était au centre de la pièce, c'était le moment rêver pour le sorcier.
-Je reviens, vauriens, dit-il avant de se transformer en une orbe de lumière noire.
Cette dernière se posa dans un endroit surélevé et Jafar réapparut.
-Vous m'avez tous l'air bien chaleureux, laissez-moi refroidir vos ardeurs, Tourbillon glacial!
D'immences blocs de glace apparurent autour du groupe et se mirent à tourner autour d'eux.
-Il faut sortir de là!
-Tu suggère quoi? demanda Donald.
-C'est trop tard, vous êtes fait, adieu!
Le tourbillon se forma et englouti les quatre compères.
-Et voilà, maintenant, revenons à la Serrure... hein? QUOI?!
Jafar vit une boule de feu qui passa à quelques centimètres de son visage, il se retourna et vit cette bande de vauriens toujours debouts.
-M... m... mais... c'est impossible!
-Ah bon?
-Oui, bravooo! fit Génie.
-Vous devriez être gelés!
-En principe, oui mais on ne voulait pas trop, donc on est sortis.
-Comment avez-vous fait? C'est incensé!
-On a fait comme toi, sauf qu'on a utilisés le feu.
Sora revit ce qui s'était passé, lui et Donald avaient chacun prit une main de Dingo qui utilisa à la demande de Sora la Toupie. Le garçon et le canard, tournoyants et s'élevants dans les airs utilisèrent leur sort de Flammes à répétition, tenant leurs armes de leur main libre. La répétition du sort effectué pendant qu'ils tournaient dans les airs créa une tornade de flammes qui fit fondre la glace. Sora répèta tout ça à Jafar.
-Bien joué, les petits! Vous êtes formidables!
-Silence, esclave! ordonna Jafar.
-Et je crois qu'on va baptiser cette attaque combinée, ou plutôt cette défence combinée, la Tornade brasiale!
-C'est égal, j'ai d'autres atouts dans ma manche et je vais vous les montrer à l'instant.
-Cesse de bluffer! fit Sora.
-Comment oses-tu mettre ma parole en doute? s'emporta Jafar.
-Tu as utilisé les trois sorts, Flamme, Glace, Foudre. Désormais, tu ne nous réserveras plus aucune surprise, critiqua narquoisement Donald.
Jafar resta un moment silencieux puis finit par éclater de rire.
-Vous avez presque raison, il me reste encore un sort que je n'ai pas dévoilé, mais si vous voulez le voir, il fadra m'attraper, Génie, je t'ai ordonné de les écraser! Fais-le!
Génie invoqua une foudre qui s'abbattit sur Dingo.
-Ouahaïaïeahou!
-Oh! Je suis vraiment désolé! dit Génie en claquant des doigts.
Aussitôt après, Dingo guérit de ses blessures. Jafar commença à s'impatienter, tandis que Sora, Aladdin et Donald encerclaient le sorcier.
-Alors? Qu'est-ce que tu étais sencé faire?
-Ca! Anneau des Ténèbres!
Un anneau noir apparut autour du corps de Jafar et s'étendit jusqu'à atteindre les trois compères qui se précipitaient sur lui et les repoussèrent.
-Ahahah! Alors?
-Soin! cria Donald.
Sora guérit de ses blessures.
-Soin!
Dingo se releva.
-Ca suffit! Génie, détruit le!
-Soin!
A peine le canard eut-il finit son sort qu'un éclair tomba sur lui.
-Donald! cria Sora en se précipitant sur lui.
-Ahahah! Et un de moins! Et grâce à l'Anneau des Ténèbres, vous ne pouvez pas m'aprocher! Vous êtes finis!
-Que tu crois! C'est vrai qu'on ne peut pas t'attaquer de face, mais...
Jafar se tourna vers eux et vit Sora et Aladdin tenir Dingo allongé sur leurs mains, bouclier en avant.
-... nous pouvons attaquer par le haut! Allez!
Sora et Aladdin lancèrent Dingo sur Jafar.
-Dingo-Fusée!
Ah, j'ai compris, ils bluffent, ils veulent que je me protèges des attaques aériennes alors qu'en fait ils m'attaquent de face, héhé, ce n'est pas aujourd'hui que des vauriens battront le futur chef suprême des généraux, ça non.
-Votre bluff n'as pas fonctionné, les petits, Anneau des Ténèbres.
Dingo fonçait droit sur Jafar et sur son anneau mais soudain, le guerrier s'éleva dans les airs.
-Quoi?
-Saches que je peux controler comme je veux la trajectoire de mon attaque, qui en passant est ma plus puissante, prends ça!
Dingo fit une descente en piqué vers Jafar. Ce dernier, pris au dépourvu eu à peine le temps de s'envoler pour éviter l'attaque.
-Lune croissante!
Jafar regarda en-dessous de lui et s'écarta juste à temps pour ne pas se faire trancher par le sabre d'Aladdin qui s'élevait dans les airs.
-Eclair de feu!
Aladdin se protègea avec son sabre mais fut touché par l'éclair rouge de Jafar. Au sol, Dingo fit la courte échelle à Sora et l'envoya dans les airs, derrière le sorcier. Le garçon profita de l'effet de suprise pour lui donner un coup d'épaule.
Jafar, occupé à torturer Aladdin en maintenant son éclair fut surpris pas Sora et tomba au sol. Il regarda le garçon qui attérit au sol avec une haine aussi grande que celle qu'il portait à Aladdin.
-Toi! Vaurien! Je vais te...
Mais Jafar ne finit pas sa phrase à cause du coup de bourdon qu'il reçut sur le crâne.
-Ca, c'est pour avoir forcé Génie à m'electrocuté!
-Bien joué, Donald.
-Grrrr! Cette fois-ci c'est bon, vous m'avez énervés! Je vais vous réduire en miette! Commençons par toi, mon garçon, Eclair de Feu!
Sora bloqua l'eclair avec sa Keyblade, rassembla ses forces et détourna l'attaque de Jafar sur ce dernier qui fut electrocuté.
-Ahhhh! cria Jafar, le corps parsemé d'éclairs rouge et se volatilisa.
Après un court moment de silence, Dingo prit timidement la parole.
-Alors c'est fini?
-Faut croire, répondit Sora.
-Jasmine!
Le groupe se dirigea vers la jeune femme toujours étendue sur le sol. Elle était juste évanouie, elle n'avait rien. Ils étaient grandement soulagés.
-Génie!
Les quatre compères se retournèrent et virent Jafar flottant dans les airs, tenant fermement la Lampe.
-Voici mon dernier voeu!
Ce Génie est un incapable, il soigne ceux qu'il blesse. C'est pathétique d'avoir un si grand pouvoir et ne rien en faire, nous allons y remédier héhéhé! Je vais devenir aussi puissant que Maléfique et que n'importe quelle autre personne dans l'Univers!
-Je t'ordonne de me transformer en génie tout puissant!
Génie se boucha les yeux d'une main tandis que l'index de l'autre fit apparaître un rayon qui toucha Jafar et son corps se mit à briller de milles feux, la Caverne subit un violent séisme et le sol s'ouvrit au milieu de la Salle de la Lampe. Jafar s'engouffra dans le passage et disparut.
-On doit le suivre! dit Sora.
-Oui, mais vite alors, s'inquièta Aladdin.
-Ne t'en fait pas, elle va pas disparaitre comme ça, rassura le garçon. Bon, allons-y! Géronimoooooooooooooo!
Les trois autres le suivirent. Ils attérirent sur une plateforme au beau milieu d'un lac de lave en fusion.
Soudain, de la lave jaillit une immense silhouette. Sora n'en croyait pas ses yeux, le nouveau venu ressemblait à Génie sauf qu'il était encore plus grand, qu'il avait les yeux jaunes et surtout qu'il était rouge et non bleu.
-Ahahah! Vous voici, microbes, cria le génie Jafar. Regardez bien, je détiens le pouvoir! J'ai le pouvoir absolu! Je n'ai plus besoin de Maléfique, plus personne ne peut s'opposer à moi! L'Univers entier m'obéit, je suis le Maître!
-Hé, pas si vite, Jafar! cria Aladdin. Tu n'as rien oublié?
Jafar baissa son regard vers Aladdin et ses amis, ceux-ci souriaient narquoisement.
-Quoi?
-Tu voulais être un génie, tu en es un!
Des bracelets en or apparurent sur les poignets de Jafar.
-Et maintenant, en tant que génie, tu dois exaucer mon voeu, cria Sora en tenant dans ses mains la chose qu'il venait de ramasser, il s'agissait d'une lampe noire. Jafar, retourne dans ta lampe!
-NON! NOOOOOOOOOOOOOON! hurla-t-il tandis qu'il était aspiré par la lampe.
-Moi, je me carapates! dit Iago avant d'être saisit par la main du génie maléfique.
-Voilà la croix à porter quand on a des pouvoirs cosmiques phénoménaux! cria Sora tandis que Jafar et Iago furent aspiré entièrement dans la lampe noire.

Jasmine venait de se réveiller, elle scrutait l'abîme, cherchant à apercevoir ses amis. Elle entendit des bruits de pas dérrière elle. La jeune femme se retourna et eu un violent sursaut.

Tapis remonta tout le monde dans la salle de la Lampe, Aladdin regarda partout autour d'elle mais Jasmine n'était plus là. Pendant qu'Aladdin l'appellait, Sora, Donald et Dingo regardèrent la Serrure. Elle se mise à briller, le garçon pointa sa Keyblade vers le trou et un rayon lumineux vint le combler. Un immense bruit de vérouillage retentit et la Serrure disparut. Dès lors, un autre tremblement de terre secoua le groupe. Cette fois-ci, c'était sur, la Caverne allait s'éffondrer.
-On ferait mieux de filer d'ici! proposa Dingo.
Après avoir forcé Aladdin à monter sur Tapis et avoir ramassés Abu et Jiminy au passage, le groupe sortit à toute vitesse de la Caverne juste avant que le Tigre s'enfonça dans le sable.

De retour à la maison d'Aladdin, celui-ci était inconsolable. C'était compréhensible, il n'avait pas pu aider la fille qu'il aimait au moment où elle avait le plus besoin d'elle. Sora ne le savait que trop bien quand il repensait à Kairi et Alice qu'il n'avait pas pu aider. Mais il était temps pour le trio de partir.
-Laissez-moi venir avec vous! demanda le jeune homme.
-Désolé, c'est pas possible, répondit Donald.
-Aladdin, ne t'en fait pas, nous retrouverons Jasmine, promit Sora.
-Ici la Terre, j'appelle Al, fit Génie qui avait retrouvé son sourire. Hé ho! Il te reste encore un voeu. Allez, tu n'as qu'un mot à dire et je retrouves ta princesse.
Après un moment de silence, Aladdin redressa la tête.
-Je... Génie, je souhaite...
Génie commençait déjà à retrousser ses manches.
-... que tu sois libre.
-Al?!
Le corps de Génie fut soudain plongé dans un tourbillon rose. Lorsque le tourbillon disparut, Génie était doté de jambes d'un bleu plus foncé que sa peau, comme si c'était un pantalon et de pieds recouverts de chaussures oranges. Puis ses bracelets en or brillèrent avant de disparaître.
-Une promesse est une promesse, Génie. Maintenant tu es ton propre maître. Mais si tu peux, ce serait formidable que tu partes avec Sora, Donald et Dingo pour... les aider à retrouver Jasmine.
-Mmmm, fit Génie en tournant le dos au jeune homme, les bras croisés. Désolé, Al. Désormais, je ne reçois plus d'ordres de personne. Mais... un service, c'est complètement différent, ajouta-t-il en se retournant et en faisant un clin d'oeil. Je veux bien essayer. Après tout, nous sommes copains. N'est-ce pas, Al?
-Génie...
-Tu peux compter sur moi!
Rassuré, Aladdin passa une main dans ses cheveux et se mit à rire avec les autres devant les pitreries du Génie.


Dans la salle obscure où les généraux se rassemblaient, quatre silhouettes étaient autour de la table. L'un d'eux, avec des cheveux enflammés poussa un soupir.
-Ce vizir mielleux aurait pu les avoir, quand même!
-Ouais, fit une voix détendue et narquoise. Si il s'était pas génialisé, hahaha!
-Et aussi, si une tierce personne qui était sur les lieux lui avait donné un coup de main...
-Ouais, à croire qu'il avait un poil dans la main.
Les deux regardaient surtout la plus petite personne qui était parmis eux.
-Hé, j'ai fait ce qu'il fallait, répondit le garçon qui avait de longs cheveux d'argent. J'ai amené la princesse, non?
-De toutes façons, intervint Maléfique, nous ne pouvions rien pour Jafar, il était dévoré par son ambition et surtout par sa propre haine. Ce sont des sentiments qu'il vaut mieux savoir maîtriser quand on est en contact perpétuel avec l'Ombre.
Il eut un long silence et Hadès intervint.
-Houlà! C'est de moi que vous parlez? Je sais garder la tête froide.
-Mouhahaha! Si tu veux un conseil, quand t'as le sang chaud, tu peux plonger dans une cuvette pour te refroidir, c'est efficace. Quoique t'as déjà tenté l'expérience, pas vrai?
Hadès essaya de se contenir pour ne pas sauter sur ce sac de pommes de terre embulant pour l'écraser. Il n'avait pas de vraiment pouvoirs spéciaux, il n'était pas forcément intelligent mais il était avait un goût prononcé pour les jeux sadiques, sûrement la raison pour laquelle il était ici.
-En fait petit, reprit Hadès en se tournant vers Riku, on a une surprise pour toi.
-Hein? fit-il en se tournant vers Maléfique qui était dos tourné à lui.
-Nous avions un marché, non? Tu nous aides et nous réalisons ton souhait.
Soudain, au centre de la table, une silhouette réduite apparut, allongée et immobile. Riku la reconnut tout de suite.
-Kairi!
-Va la retrouver, ton vaisseau t'attend.
Une autre personne se dirigea vers eux, il était vêtu de rouge et avait un crochet à la place d'une de ses mains.
-Mais n'oublies pas, prévint-il d'une voix hautaine, ce n'est pas une croisière, ce ne sera donc pas un voyage de tout repos.
-Pourquoi faites-vous tout ça pour moi? demanda Riku à Maléfique. Quel est votre intérêt?
-Intérêt? Mon intérêt? dit Maléfique en se retournant. Mais voyons..., ajouta-t-elle en s'approchant du garçon et en caressant sa joue. Tu es comme un fils pour moi, je veux seulement ton bonheur.
Riku s'écarta et répondit :
-Franchement, ça m'étonnerait.
-Crois ce que tu veux, mais n'oublions pas que j'ai honoré ma partie du marché.
Le garçon la regarda, puis se tourna vers le Capitaine Crochet et il partirent pour le vaisseau.
Kairi, j'arrive, et après, nous irons chercher Sora. Il faut le ramener à sa vraie personalité.

Sur 99 bébés dalmatiens, 9 se trouvaient à Agrabah. Ils retournèrent à Traverse grâce au collier dimensionnel de Sora. Ce dernier se tourna vers ses amis, dans leur vaisseau.
-Bon, on peut y aller.
-Hé, Sora, regarde ça.
Dingo tendit au garçon une feuille de papier.
-C'est...
-Ahyuk, ouais, la page 3 du rapport d'Ansem.
-Mais où l'as-tu trouvé? demanda Donald.
-Tu te souviens quand Sora a donner un coup d'épaule à Jafar dans les airs? Et ben Jafar avait fait tombé ça et je l'ai ramassé.
-Ca confirme les soupçons de Léon, dit Sora, les généraux de l'Ombre détiennent bien les rapports d'Ansem et s'en servent pour contrôler les Sans-coeur.
"Que peuvent bien être ces ombres qui rôdent dans l'obscurité des sous-sols du château ?
Sont-ce les restes des malheureux qui ont perdu leur c½ur ?
Ou la matérialisation des Ténèbres qui se nichent dans le c½ur de chacun ?
Elles dépassent le cadre de mes connaissances...
La seule chose dont je suis sûr, c'est qu'elles n'ont pas de sentiments.
Parvenir à découvrir leur but me donnerait probablement la clé des mystères du c½ur.
Je dois approfondir mes recherches. Par chance, ce ne sont pas les sujets qui manquent : elles se multiplient à un rythme vertigineux.
Il leur faut un nom.
Les êtres qui n'ont pas de c½ur...
Les Sans-c½ur. "

-Mais de quel château parle-t-il? demanda Sora.
-Sûrement du monde de nos amis, répondit Donald en pensant à Léon, Aérith, Cid et Youfie.
-Oui, il faudra leur demander.
-Bien en attendant, où allons-nous, mes chers amis? demanda Génie.
-Et bien...
-Hé! Le grand bleu, fait attention à ne pas faire de traces, on a nettoyé! dit Tic.
-Ah oui? Je paries que je peux faire briller le vaisseau en une seconde, se vanta-t-il avec son sourire inébranlable.
-Ah oui? Et bien fait-le!
-Aucun problème, cher rongeur et ami.
Génie claqua des doigts et tout l'intérieur du vaisseau devint aussi propre que tout à l'heure, avant que Sora, Donald et Dingo ne retournent au vaisseau, couverts de sables. Le sol était si propre qu'ils se voyaient dessus.
-Waou! Ca c'est du nettoyage rapide! dirent Tic et Tac.
-Génie, connais-tu le sort de Jafar? demanda Sora.
-Et bien c'est un dérivé du sort du Vent.
-Le sort du Vent?! s'exclama Donald. Je n'ai jamais pu le maîtriser!
-Comme quoi, même les meilleurs magiciens ont leur limites, fit narquoisement Sora.
-Oh, ça va! Tu peux parler, toi qui n'arrives pas à faire un Brasier acceptable.
-Peut être, mais je maîtrise mieux Glacier que toi!
-Vas-y, fais moi rire!
-Ils sont toujours aussi amicaux l'un envers l'autre? demanda Génie à Dingo.
-Oh oui, toujours!
-Et bien dans ce cas...
Génie claqua du doigt et la Keyblade se mit à briller.
-Qu'est-ce que tu as fait?
-Je vous ai donné à vous deux le sort du Vent. Quand à moi, je crois que je vais me transformer en orbe.
-C'est vrai que tu prends un peu de place dans le vaisseau, se moqua Donald.
Génie claqua une nouvelle fois du doigt et disparut, laissant derrière lui une sphère orange, l'élément du sable. Sora mit l'orbe dans sa poche avant de se tourner à nouveau vers ses amis.
-Alors? Où va-t-on?
-Ah oui! J'allais oublier! sursauta Tac. Un nouveau tournois dans le Colisée à été ouvert.
-VRAIMENT? demandèrent les trois compères.
-Oui!
-Alors en route pour le Colisée!
Après avoir déclenché le saut en hyperespace, nos amis firent route pour le Colisée pour affronter de nouveaux adversaire et, ils l'espèraient, Cloud et Hercules.

# Posté le lundi 10 septembre 2007 12:14

Modifié le mardi 12 mai 2009 18:07

La Quête de Sora Chapitre 9

La Quête de Sora Chapitre 9
Une amitié brisée?


Sora, Donald et Dingo venaient de remporter le tournois de la Coupe Philoctète haut la main, sous les félicitations quelques peu modestes de Phil. Le trio décida de continuer son voyage à partir d'Agrabah.
-Alors? Où va-t-on? demanda Donald à Sora.
-Si on attérissait au monde le plus proche d'Agrabah? proposa le garçon.
Ses deux amis approuvèrent, Sora appuya donc sur le bonton leur permettant d'entrer en hyperespace.

Le vaisseau gummi rouge réapparut dans l'espace devant... aucun monde.
-Hé! Qu'est-ce qui se passe? demanda Sora.
-Oh non, pitié, ne me dis pas que tu as encore fait une fausse manipulation?
-Non, Donald, je t'assures!
-Alors comment ça se fait qu'on soit au beau milieu de l'espace?
Soudain, une violente secousse fit trembler l'équipage. Sora leva les yeux et vit une immense masse sombre les dépasser. Un vaisseau? Non, plus grand et même... vivant. Cette silhouette fit demi-tour. Sora crut rêver... non, il n'était pas fou! Une immense baleine grise de plusieurs kilomètres de haut se dressait devant eux.
-Mais qu'est-ce que cette baleine fait là?! demanda le garçon.
-Oh non! C'est Monstro! La reine des baleines! cria Jiminy.
Le garçon dégluti.
-Elle a l'air mauvaise, constata-t-il.
Comme pour confirmer cette affirmation, la baleine chargea sur le "petit" vaisseau rouge, mais Sora agit immédiatement et grâce à une habile manoeuvre, le vaisseau échappa de peu à la collision avec le gros monstre.
-On l'a échappé belle! cria Donald.
-Mais enfin, pourquoi s'est-on arrêté ici?
-A cause de cette baleine! répondit le canard.
-Hein? Je comprends pas.
-Tu n'es pas sans savoir qu'un objet, si résistant soit-il, lancé à une vitesse supersonique et même au-delà peut être détruit si il heurte quoique ce soit.
-Oui, et alors? s'impatienta Sora.
-Et alors, durant un saut en hyperespace, on peut pas être plus rapide, donc d'une fragilité extrême. Et si l'ordinateur n'avait pas stoppé le vaisseau, à cette vitesse nous aurions non seulement fait un trou dans la tête de l'animal mais nous aurions été complètements désintégrés!
-Je vois, répondit Sora en tremblant à cette idée.
-Attention! Elle revient à l'assaut! cria Jiminy.
En effet, Monstro n'avait visiblement pas l'intention de s'en tenir là. Elle chargea à nouveau sur le vaisseau, la bouche grande ouverte.
-Elle va nous avaler! s'affola Donald. Sora, fait quelque chose!
Mais trop tard, ils ne pouvaient plus l'éviter et la baleine les engloutit en une seule bouchée...

Il était seul dans la cabine du capitaine. Être seul... cela ne lui plaisait pas beaucoup. Quand il était seul, il se sentait nu, impuissant et hésitant. Ses amis comptaient énorméments pour lui et même si de l'extérieur, rien ne le laissait paraître, intérieurement, il était effrayé par l'idée qu'il ne puisse les revoir et que la solitude le gagne. Il avait toujours lutté contre cette terrible faiblesse et aujourd'hui, plus que jamais, il se raccrochait à ces deux rayons de lumière. Il écarta des mèches de ses longs cheveux qui couvraient ses yeux bleu-verts. Puis il se tourna vers la fenêtre. Il s'en appprocha pour mieux admirer l'espace et ces innombrables mondes, un spectacle magnifique. Soudain, il ressentit quelque chose de très fort. Des battements sourds, comme si son coeur voulait sortir de sa poitrine. Un sourire se dessina sur son visage puis il se précipita vers la porte qui menait au pont du bateau où il était. Il passa sur le pont supérieur.
-Ah, le jeune mousaillon nous fait l'honneur de sa présence, fit narquoisement le capitaine.
-Changez de cap, répondit-il silencieusement.
-Comment?
-J'ai dis changez de cap! répèta-t-il d'un ton légèrement plus sec.
-Il semble qu'une mise au point s'impose, JE suis le capitaine, c'est donc MOI qui commande ici.
-Votre air hautain et snob ne m'impressione même pas une seconde. De plus, je dois vous signaler que vous êtes jusqu'à preuve du contraire sous mes ordres.
-Ah oui?! Et QUI a dit ça?
-Moi.
Maléfique apparut à côté du garçon.
-Mais... je vous rappelles que notre mission est de...
-Contentes-toi de lui obéir, coupa Maléfique.
-... très bien, ô grand chef.
Tandis que le Capitaine Crochet donnait à contre-coeur les instruction pour changer de cap à son équipage, Riku se tourna, confiant, vers l'océan étoilé du cosmos, serrant fort contre son coeur son bracelet à pierre bleue que lui avait offert Kairi, se jurant intérieurement de faire ouvrir les yeux à Sora.

C'était une belle journée ensoleillée, comme c'était souvent le cas sur cette île. Le petit garçon s'était précipité sur son ami, lui disant qu'il y avait un monstre qui se terrait dans une grotte. Son ami le suivit, sceptique.
-C'est vrai! se défendit le petit brun au short rouge. Je l'ai vu de mes yeux!
-T'es sûr que tu ne l'as pas seulement entendu? demanda le garçon aux cheveux argentés et au tee-shirt jaune.
-Qu'est-ce que ça change? Je te dis qu'il y a un énorme monstre ici!
-D'accord, admettons qu'il y ait vraiment un monstre, tu pense vraiment qu'on peut le battre à nous deux?
Les deux petits garçons de 5 et 6 ans se tenaient devant la grotte.
-Aucun problème, alors à l'attaque! Hm? Ecoute! Là! C'est son grognement tu crois?
-Chut, tais-toi, je n'entends pas! Vaux mieux être prudents.
Les garçon entrèrent dans la grotte où ils ne rencontrèrent aucun monstre.
-Tu vois! Ce n'était que le vent qui soufflait, lui dit son ami.
En effet, une fissure était présente sur le plafond de la grotte. Le petit brun se résigna.
-Dommage! J'aurais trop voulu que ce soit un monstre! Hé! Attends, c'est quoi, ce truc? ajouta-t-il en regardant cette forme brune.
-On dirait une porte, dit son ami en s'approchant et en poussant cette forme brune. Elle ne s'ouvre pas.
-Et ben... et moi qui pensait que ce serait plus intérressant ici.
-Tu t'attendais à quoi dans un endroit pareil?
Le petit brun regarda tout autour de lui, comme si il espèrait trouver un objet précieux ici.
-Hé, Sora.
-Ouais? demanda le petit brun.
-Quand on sera grands, on quittera cette île, d'accord? On vivra une vraie aventure, pas un truc de gamins!
A cette pensée, les grands yeux bleu de Sora se mirent à briller d'exitation. Ce détail était assez clair comme réponse pour Riku. Face à face, tout souriants, ils scéllèrent leur promesse mains dans les mains, s'échangeants des regards pétillants et confiants.
-Dis, demanda Sora à son meilleur ami, qu'est-ce qu'on fera en attendant?
-Et si on invitait cette fille à jouer avec nous? Celle que tu as trouvé sur la plage.

Riku...
-Ca suffit!
Sora se réveilla en entendant Donald crier. Il était allongé sur le ventre, sur une matière à la fois molle et humide.
-Qu'est-ce qui se passe? demanda le garçon en se relevant.
Ses deux amis étaient en train de regarder au-dessus d'eux, Donald avait les bras croisés et Dingo se protègeait la tête avec son bouclier.
-Hé Sora! Tu es enfin réveillé! lui dit Dingo. Est-ce que ça va?
-Vous faites quoi, les gars? demanda le garçon en regardant autour de lui. Et où est-ce qu'on est d'abord?
Il entendit un bruit, comme un objet qui tombait... dans sa direction! Sora s'écarta et vit une lourde boîte s'écraser devant lui, là où il était il y a cinq secondes. Il aurait eu une belle bosse.
-Ben... pour être clair, répondit Dingo, je crois que cette grosse baleine de Monstro vient de nous avaler. Bulletin météo du jour : des averses.
Une autre boîte attérit lourdement sur le bouclier de Dingo, toujours levé pour protèger sa tête.
-De violentes averses, même, commenta-t-il.
-Assez! cria Donald. Mais qui est là?
La personne à qui parlait Donald était au sommet d'une tour en bois, qui fouillait un coffre. La personne s'interrompis pour regarder ceux qui était en bas et dit le plus naturellement du monde:
-C'est moi!
Sora leva les yeux et vit, avec ses deux amis une petite marionnette de bois libre de tous mouvements vêtue d'un chapeau jaune avec un noeud papillon bleu, un gilet noir, une chemise jaune et un short rouge.
-Ah, ce n'est que Pinocchio..... Pinocchio?!
Sora se souvint en un éclair de lui, c'était juste avant leur départ de Traverse pour Agrabah, Cid avait finit de réparer leur vaisseau, il devait encore y ajouter un élément et il demanda au trio de garder la boutique pendant ce temps avant de se plaindre qu'une mystérieuse personne volait des objets dans son magasin. Les trois compères fouillèrent la boutique en l'absence de Cid et trouvèrent, accroupis prêt du comptoir une petite marionette de bois qui pouvait bouger d'elle même. Jiminy reconnu tout de suite le chapardeur, étant donné que la conscience de Pinocchio n'était autre que le criquet, nommé par celle qui donna vie à la marionette, la Fée Bleue. Jiminy avait interdit à Pinocchio de partir de Traverse avant que le groupe parte en direction d'Agrabah. Sa particularité était que lorsqu'il disait un mensonge, son nez s'alongeait.
De retour à la réalité, Sora s'aperçut que Jiminy était monté sur son épaule. Pinocchio quand à lui s'éloignait, portant un gros bloc vert dans ses bras, ignorant les appels de sa conscience.
-En avant! Nous devons le rattraper! dit-il aux trois compères.
Sans plus attendre, le trio se lança à la poursuite de Pinocchio dans le spatieu corps de Monstro où le stade du Colisée pourrait tenir en entier. Il y avait plusieures constructions en bois émergeants de l'eau de deux mètres de profondeur de la langue jusqu'à un bateau. Un bateau? Une fois de plus, Sora se demanda si il rêvait, mais non, il y avait bien un bateau éclairé par une lampe à huile. Le bateau, ou plutôt l'épave, étant endommagé, se trouvait échouée sur l'autre rive. Le trio aperçut le pantin qui se dirigeait vers l'épave, son fardeau vert dans ses mains en bondissant de tours en tours. Sora, Donald et Dingo nagèrent jusqu'à se qu'ils arrivèrent au bateau. Pendant qu'ils montaient sur le pont, Pinocchio présenta l'objet à un homme âgé, à en jugé par ces cheveux et sa moustache blanche, il avait des lunettes demi-lune, une chemise blanche, un gilet rouge, un pantalon noir, de longues chausettes grises et des chaussures noires.
-Qu'est-ce que tu tiens là, Pinocchio? demanda-t-il à son petit protègé.
-Grâce à ça, nous pourrons sortir d'ici, père! affirma le pantin de bois.
-Vraiment? Grâce à ce gros bloc? Tu en es sûr?
-Il a raison, intervint Sora alors qu'il montait sur le pont avec ses deux amis. Mais comment as-tu attéri ici, Pinocchio?
-Oh, bigre! s'exclama le vieil homme. La baleine vous a avalés aussi! Miséricorde!
-Ouais, on dirait, répondit Sora.
-Je me nommes Geppetto, je suis le père de Pinocchio. Quand nous avons été séparés, je l'ai cherché absolument partout avec mes deux compagnons.
-Vos deux...
Mais Sora fut coupé par un miaulement, il regarda à ses pieds et vit un chat noir et blanc qui se frottait à sa jambe.
-Voici Figaro et le poisson, là, c'est Cléo.
Geppetto montra un bocal posé sur une table, à côté d'un lit en bois. Un poisson orange y nageait.
Pendant que son père parlait, Pinocchio crut entendre quelque chose et s'approcha de la planche pour y voir une silhouette qui disparaissait dans un tunnel, sur la rive.
-Heureusement que nous sommes à nouveau réunis, poursuivit Geppetto en soulevant le gummi vert. Vous semblez être des amis de Pinocchio, j'espère qu'il a été un gentil garçon durant mon absence.
Donald et Dingo se regardèrent, ne sachant quoi dire. Si être sage signifiait ne pas voler des objets chez les commerçants comme Cid, le pantin ne l'était pas vraiment. Heureusement, Geppetto posa le bloc en continuant de parler.
-Oh! Quelle aventure extraordinaire, n'est-ce pas, Pinocchio? Pinocchio?
Tout le monde regarda autour d'eux, la marionnette avait disparut!
-Là! cria Sora en pointant du doigt une petite silhouette qui disparaissait dans un tunnel.
-Il est encore parti à l'aventure, décidément, il me cause bien des soucis, ce petit, dit Geppetto.
-Ne vous en faites pas, nous allons le chercher.
Aussitôt, le trio bondit hors de l'épave et se lança à la poursuite de Pinocchio. Après avoir franchit le tunnel, les trois compères se retrouvèrent dans un endroit caoutchouteux, violet avec de nombreuses tâches de différentes couleurs qui ne céssaient de bouger. Pinocchio se trouvait au fond, tout souriant près d'un autre tunnel. Il semblait s'amuser.
-Qu'est-ce que tu fais? demanda Sora. Allez viens, rentrons!
-Tu sais, Geppetto se fait du souci pour toi, informa Dingo.
Mais Pinocchio continuait de les regarder en souriant malicieusement, n'écoutant absolument rien à ce que ses amis disaient.
-Pinocchio, arrête de faire l'idiot! s'impatienta Sora. On n'a pas le temps de s'amuser! Nous devons trouver un moyen de sortir d'ici!
Mais le mutisme de Pinocchio se prolongea, le trio décida donc de rebrousser chemin. Sora était persuadé que si ils ne jouaient pas le jeu, le pantin se lasserait et rentrerait avec eux.
-Hé Sora! Je croyais que tu aimais les jeux.
Le garçon sursauta et se retourna en un éclair, il ne connaissait que trop bien cette voix.
-Oh, c'est vrai! Excuse-moi, j'avais oublié que ces enfantillages ne t'intéressent plus, maintenant que tu as la Keyblade.
Le garçon qui venait d'apparaître du tunnel dérrière Pinocchio, qui s'adressait à Sora si ironiquement n'était autre que...
-Riku! Mais... comment es-tu arrivé ici? Et qu'est-ce que tu fais?
-Je joue avec Pinocchio, répondit ce dernier tranquillement.
-Ne dis pas de bêtises! Et Kairi? Tu l'as retrouvée? demanda anxieusement Sora.
-Hmm... possible. J'ai une idée, attrape-nous et peut être que je te le dirai.
-Non, attends!
Mais trop tard, Riku avait déjà saisi le pantin qui souriait toujours et l'entraîna dans le tunnel d'où il venait.
... mais qu'est-ce qui t'arrives, Riku?
-Suivons-les! cria Donald.
-Oui, nous devons ramener Pinocchio.
-Vous avez raison, répondit Sora, en route!
Sans plus attendre, les trois compères se lancèrent à la poursuite de Riku.
Le trio attérit dans une nouvelle partie du ventre de Monstro. Sora se dit que dans cet endroit ils ne risquaient pas de tomber sur... il retira cette pensée lorsqu'il vit apparaître de nulle part un nouveau type de Sans-coeur, un fantôme beige a tête ronde, aux yeux jaune, dont l'un pendait, retenu par une chaîne, avec un pull violet et des mains blanches. Ce n'est pas ça qui allait impressionner les trois amis qui furent bientôt encerclés par cinq d'entre eux.
-Poussez-vous! On est préssés! leur cria Sora.
Les fantômes répondirent en se jettant sur lui, Donald et Dingo. Ces deux derniers s'écartèrent tandis que Sora traversa deux fantômes avec Aquillon. Rejoint par ses deux compagnons, ils se mirent à courrir à travers le corps de Monstro, ignorant royalement les Sans-coeur derrière eux. Les fantômes disparurent alors dans des sphères jaunes et réaparurent devant le trio, leur bloquant le chemin à nouveau.
-Poussez-vous! Brasier!
La boule de feu de Donald allait atteindre un fantôme mais celui-ci disparut et réapparut pour l'éviter.
-Zut! Ils sont rusé en plus! reconnut le canard.
-Dans ce cas...
Sora se concentra et lança soudain sa Keyblade de toutes ses forces sur ses ennemis regroupés.
-... je vais vous faire goûter ma nouvelle attaque!
La Keyblade tournait sur elle-même tandis qu'elle se précipitait vers les Sans-coeur. Ceux-ci, à l'instar de Brasier de Donald disparurent et réaparurent une fois le danger éloigné. Mais ce qu'ils ne virent pas est l'épée qui revenait sur eux, les tranchant à l'horizontal et revint comme un boomerang dans la main de Sora
-Le Diskoblos!
-Bravo! Tu le maîtrise totalement maintenant, dit Donald.
Diskoblos était la technique que Sora avait mise au point pendant la finale de la coupe Philoctète. Après l'observation de Donald, les trois compères reparirent à la poursuite de Riku avant que d'autres Sans-coeur ne leur tombe dessus.
Un peu plus loin, Riku se retourna pour faire face à Pinocchio:
-Dis, ce jeu te plaît?
-Il est super! s'enthousiasma le pantin de bois.
-Très bien, alors on va le rendre encore meilleur en y ajoutant quelques règles, écoute bien...
Riku s'en voulait un peu d'utiliser l'innocence de Pinocchio pour parvenir à son but mais il le devait, aussi bien pour lui-même que pour son meilleur ami. Il laissa Pinocchio attendre Sora et ses deux... amis et s'éloigna un peu. Tandis qu'il était seul, une voix retentit derrière lui.
-Pourquoi t'intéresses-tu encore à ce garçon?
Riku se retourna et fit face à Maléfique.
-Après tout, reprit-elle, je te rappelle qu'il t'a abandonné sans remors pour la Keyblade et ses nouveaux compagnons.
-Vous faites erreur, répliqua Riku. Je ne m'intéresse absolument pas à lui, je le taquine un peu, c'est tout.
-Tiens donc, c'est uniquement cela? Bien, mais avant de te laisser, je dois te mettre en garde contre la part de Ténèbres vivant dans ton coeur. Les Sans-coeur la convoitent avidement.
Un passage dimensionel noir apparut devant Maléfique qui disparut dedans tandis que Riku lui répondait sèchement:
-Mêlez-vous de vos affaires!
Je sais ce que j'ai à faire, je sais que c'est comme tenter le diable, mais peu importe, les risques en valent la peine.
Soudain, il vit Pinocchio qui courait dans sa direction. Ce dernier le dépassa et fila vers un autre tunnel. Il était apparement temps pour Riku de répondre aux questions de son ami. En effet, Sora, accompagné de Donald et Dingo, apparut et s'arrêta en voyant son ami.
-Riku! C'est quoi ton problème? Tu cherches quoi? Tu te rends comptes que cet endroit est dangereux?!
-Ne t'en fait pas pour ça, je sais me défendre, quand à ce que je cherche, c'est plutôt moi qui devrait te poser cette question, Sora. Regardes-toi, on dirait que tout ce qui t'intéresse maintenant, c'est de te pavaner avec la Keyblade.
Sora avait toujours la Keyblade en main pour être paré à une nouvelle rencontre des Sans-coeur.
-Rassures-moi, est-ce que tu veux sauver Kairi? reprit Riku.
Le garçon baissa les yeux en répondant:
-Oui, bien sûr...
Mais est-ce vrai? En suis-je vraiment sûr? Kairi comptes plus que tout pour moi, c'est pour elle que je me bats, mais d'un autre côté... est-ce que je penses vraiment à elle?
-Ahhhh!
Sora redressa la tête, cette voix était celle de Pinocchio!
Le trio et Riku entrèrent dans l'intestin de la baleine où ils découvrirent au beau milieu de la salle un immense et monstrueux Sans-coeur. Il était haut de deux mètres et demi, et avait deux têtes empilées, la première, rose, dotée de longs bras bleus extensibles et d'yeux jaunes, faisant dans les 50 centimètres. L'autre tête était bien plus grande, violette ayant aussi des yeux jaunes. Sa bouche était sufisament grande pour emprisonner Sora, mais en attendant, c'était Pinocchio qui était l'otage, qui se débattait à travers les barreaux de sa prison. Sous le corps du Sans-coeur, des pattes bleues qui réussissaient à supporter son poids.
Tiens tiens, un Sans-coeur hors de contrôle... intéressant, pensa Riku.
-Tu te sens d'attaque? demanda-t-il à Sora.
Le garçon brun se pencha, les jambes écartées tournées vers le monstre, sa Keyblade à la diagonale, ses mains tenant le paumeau au niveau de ses cuisses, sa garde.
-Pas de problèmes, je m'en occupe! répondit-il sous un rictus déplaisant de Riku. Rafale!
Le corps de Sora fut soudain entouré par une mini-tornade qui avait pour but de le protèger contre n'importe quelle attaque... du moins, en théorie.
-Allez! cria-t-il en se lançant sur son adversaire.
Montre-moi à quel point tu as progrèssé.
Sora chargea sur le Sans-coeur, mais ce dernier repoussa légèrement le garçon d'un revers de bras.
-Heureusement qu'il avait utilisé le Vent, sinon, il aurait rebondi jusqu'ici, commenta Donald.
-Hé, Riku, tu veux bien nous aider à battre ce gros monstre? demanda naïvement Dingo.
-Sora m'a plutôt donné l'impression qu'il pouvait très bien se débrouiller tout seul, répondit Riku en détournant la tête.
-Ah bon? Tu trouves? demanda stupidement Dingo alors que Sora se faisait repoussé pour la troisième fois.
-Il faut être réaliste, dit Donald, il peut pas se débrouiller sans nous, allons-y!
Avec le soutien de Donald et Dingo, Sora parvint à contenir le Sans-coeur et réussi à plonger dans sa défense.
-Prends ça!
Sora abattit de toutes ses forces la Keyblade sur la tête du dessus, au même instant, non seulement sa défense Rafale disparut, mais en plus le Sans-coeur réagit immédiatement en offrant un revers si puissant que le pauvre garçon attérit lourdement sur le sol caoutchouteux qui amorti sa chute.
-Alors, Maître de la Keyblade?
-Riku, je vais très bien! Il a eu de la chance, il m'a prit par surprise, répliqua orgueuilleusement Sora.
Orgueilleusement? Mais qu'est-ce qui se passait dans la tête de Sora? Jamais il n'aurait osé parler comme ça à quelqu'un, encore moins à Riku!
-Alors? On dirait que tu commences à comprendre, lui dit Riku.
-Qu'est-ce que tu veux dire? lui demanda Sora.
-Tu comprendras...
Les garçons se tournèrent vers le Sans-coeur retenu à grands peines par Donald et Dingo.
-... plus tard, pour l'instant, débarrassons-nous de lui.
Riku prit sa Shadowblade située sur sa hanche, la leva à l'horizontal près de son visage, le coude replié, la lame à côté de son visage, l'autre main levée en direction de l'adversaire, sa fameuse garde.
-Ou devrais-je dire, reprit Riku, je vais me débarrasser de lui.
-Tu rigoles?! Tu ne vas tout de même pas l'affronter seul! C'est trop dangereux! s'opposa Sora.
-C'est à mon tour de te montrer les progrès que j'ai fait, admire. Eh, vous deux! cria-t-il à Donald et Dingo. Poussez-vous!
Les deux compères s'écartèrent tandis que Riku bondit au-dessus du Sans-coeur, Shadowblade en main.
-Goûte ça, Dark Break!
Riku descendit en piqué sur son adversaire, son épée en avant qui frappa à une vitesse et une force extraordinaire la tête du haut. L'ennemi chancela sous les regards ébahis du trio qui ne s'attendaient pas à une telle démonstration.
Il a toujours été plus fort que moi, même aujourd'hui alors que je possède la Keyblade, je ne suis pas sur de pouvoir le battre. Sora garda bien sûr cette pensée très intime uniquement pour lui, la certitude que Riku lui était toujours supérieur le blessait.
Le cri affolé de Pinocchio ramena Sora à la réalité.
Le Sans-coeur s'était accroché aux parois intestinales découvrant ainsi un trou bouché là où il était auparavant. Le trou s'ouvrit et le monstre y jetta le pantin. Riku n'hésita pas une seconde et se lança à la rescousse de Pinocchio en plongeant.
-Allons-y! dit Sora.
-Attends! Nous ne savons pas où nous allons attérir, intervint Donald.
-Pas le temps de discuter pour le savoir! pressa le garçon. De toute façon, le gros n'est plus là.
En effet, le Sans-coeur s'était enfui après avoir lâché Pinocchio.
-Alors qu'est-ce qu'on attends? demanda le garçon.
-Rien, allons-y, répondit Dingo.
-Bon, d'accord, c'est parti! approuva le canard.
Le trio plongea alors dans le trou.

Sora et Donald attérirent sur leurs pieds et Dingo la tête la première sur le plancher en bois de l'épave de Geppetto. Ils y étaient revenus ils ne savaient comment, mais au moins, ils savaient où ils étaient.
-Pinocchio! Pinocchio! Pitié! Rendez-moi mon fils!
Les trois compères se retournèrent pour voir Geppetto sur la planche appellant désespérément son fils, les yeux levés en direction d'une paroi de chair située sur le mur où se trouvait... Riku qui tenait Pinocchio sous le bras!
-Désolé, grand-père, répondit le garçon sans regrets, je dois étudier le fonctionnement de cette marionnette.
-Ce n'est pas une marionnette, c'est mon petit garçon! répondit tristement le vieil homme.
-Ca suffit Riku! intervint Sora. Mais à QUOI tu joues? Libères Pinocchio!
-C'est plutôt bizarre, tu ne trouves pas, Sora? Un pantin doté d'un coeur... je me demande si ça pourrait aider quelqu'un qui a perdu le sien...
-Attends, tu parles de Kairi?! s'affola Sora.
-Tiens, elle t'intéresse maintenant?
-Bien sûr! répliqua Sora en fouillant dans sa veste.
Il en tira son bracelet qu'il leva au-dessus de sa tête.
-J'ai promis à Kairi que nous serions toujours amis tant que nous porterions ces bracelets! Viens avec nous! Tu es mon ami, mon meilleur ami!
-Si c'est le prix à payer...
-Quoi?
Riku retira le bracelet de son poignet et le regarda dans la paume de sa main avant de se tourner vers Sora et les autres.
-... alors tant pis!
Riku jetta son bracelet dans l'eau, sous le regard choqué de Sora, mais le garçon se reprit et plongea dans l'eau pour récupérer le bracelet de son ami. Il l'attrapa et remonta à la surface, puis nagea jusqu'à la rive. A peine arrivé, il leva les yeux vers Riku:
-Pourquoi?
Mais le garçon aux cheveux argents ne prit pas la peine de répondre et s'en alla dans un passage au-dessus de celui qu'ils avaient empruntés. Sora ne savait pas quoi faire, il regarda le bracelet de son ami, avec cette jolie pierre bleu.
Riku! Tu as tourné le dos à notre amitié?
Sora frissona, il s'aperçut qu'il était tout trempé. Curieusement, un souvenir revint à lui, comme ça, en un éclair, un souvenir qui datait d'un an.

Le soleil brillait, le ciel était sans nuages, la mer était calme, de légères brises tièdes chatouillaient le visage des deux garçons qui nageaient. Ils étaient en short, le torse nu et émergèrent de l'eau, s'allongeant sur le sable chaud.
Sora se tourna vers Riku, un sourire complice se dessina sur la bouche des deux enfants. Leurs visages se tournèrent ensuite vers le soleil, ils fermèrent les yeux pour mieux apprécier sa chaleur.
Des nuages surgirent tout à coup, masquant le soleil et un vent froid se mit à souffler sur l'île. Sora était aussi étonné que Riku par ce brusque changement mais ils ne trouvèrent aucune explications. La seule chose dont le garçon brun était sûr, c'est qu'il avait froid, trempé et en maillot. Le pauvre Sora tremblait de tout ses membres mais il sentit soudain le torse nu de Riku s'appuyer contre son dos. Les mains de son ami frottèrent ses bras grelottants. Le petit brun se sentit un peu mieux avec la chaleur du corps de son ami, il se retourna et prit Riku dans ses bras pour qu'ils aient moins froids tous les deux. C'était surtout Sora qui était protègé, car Riku savait que son ami craignait plus le froid que lui. Le vent finit par disparaître et les nuages s'écartèrent pour laisser place à nouveau au soleil radieux.
-Ca va, Sora? s'inquièta Riku.
-Oui, je vais bien.... répondit le garçon qui était un peu gêné par rapport à leur deux corps à moitié nu serrés l'un contre l'autre, mais heureux tout de même, car il avait avec lui son meilleur ami.
Où est passé ce Riku? Celui que j'appellais mon meilleur ami?

-Sora!
-Youhou!
Le garçon sortit de son souvenir pour regarder ses compagnons. Il avait marché sans faire attention tandis qu'ils étaient partis à la poursuite de Riku. Maintenant, il fallait monter, sauter, escalader pour atteindre le niveau supérieur. Arrivé au sommet, Dingo tendit la main à Donald pour l'aider dans le dernier effort puis à Sora. Ce dernier ne vit pas la main et finit presque d'escalader quand soudain sa main glissa et il manqua de tomber.
Fort heureusement, Dingo saisit sa main.
-Ne nous quittes pas déjà! dit ce dernier.
Sora essaya de reprendre pied sur la paroi quand il sentit quelque chose glisser dans son dos. Il se retourna, poussa une exclamation et tendit son autre main du mieux qu'il pu pour attraper sa Keyblade qui avait glissé de sa ceinture.
Pendant cette acrobatie, Dingo avait failli plonger avec Sora mais Donald le tira en arrière.
-Vite! Remonte! cria le canard.
Le garçon essaya mais sans succès, sa main étant occupée par son épée, il la fixa avec amertume. Depuis que je t'ai rencontré, tu ne m'apportes que des ennuis! J'en viens même à me demander si Kairi vaut plus que toi! Tout serait plus simple si tu venais à disparaître!
-Sora! Qu'est-ce que tu fais? s'affola Donald.
Le garçon relâcha la pression de ses doigts exercée sur la Keyblade qui chuta vers le sol tandis que Sora remontait, enfin débarrassé de son fardeau. Maintenant, il devait affronter le regard de Donald et Dingo.
-NON MAIS ENFIN! QU'EST-CE QUI T'AS PRIT?!
-Je me suis juste débarrassé de mon poid, répondit simplement Sora, la tête baissée.
-Mais enfin, de quoi tu parles?!
-Quoi? Tu vas me faire croire qu'il fallait sauver la Keyblade parce qu'elle est plus importante que moi?
-Oh voyons Sora, intervint doucement Dingo, tu sais bien que tu es très important toi aussi.
-Mais maintenant que je n'ai plus la Keyblade, que comptez-vous faire? De toutes façons, si elle n'était pas venue dans mon île avec les Sans-coeur, nous n'aurions jamais été séparés Kairi et moi et Riku n'aurait pas changé!
Donald s'approcha de lui et le gifla, ce qui laissa Sora choqué.
-Imbécile! Ce n'est pas le moment d'avoir une crise d'adolescence! Au cas où tu ne le saurais pas, on a besoin de la Keyblade pour sauver les mondes et il n'y a que toi qui puisse la maîtriser!
Le canard prit violement le garçon par le col de sa veste et reprit:
-Et cesse de dire si telle ou telle chose s'était produite, alors il se serait passer ça, ce qui est fait est fait! On ne peut pas revenir en arrière, même les plus puissantes personnes de l'Univers ne le peuvent pas! Il faut savoir vivre avec! Et sâches que si tu ne veux plus combattre, c'est ton droit, mais alors tu auras perdu tout ce pourquoi nous nous sommes battus et avons soufferts! Léon, Cloud, Alice, Aladdin, Tarzan, Jasmine, le Roi et même Kairi! Tu penses à ce qu'ils te diraient si ils te voyaient baisser les bras?!
Au nom de Kairi, Sora réagit, Donald avat raison, ils seraient tous furieux contre lui...
Sora... même si je change, toi reste comme tu es, reste le Sora auquel je parle. Ce fut la dernière promesse qu'il fit à Kairi, mais l'a-t-il tenu? Non... j'ai changé... je t'avais promis de rester comme j'étais... mais toutes ses choses qui se sont passées, tout ce que j'ai vécu... j'ai finit par l'oublier ... mais il n'est pas encore trop tard pour redevenir celui que j'étais avant! Et ça, j'en ais le pouvoir.
-Ouac!
-Oh!
Une lumière apparut dans la main de Sora qui laissa place à la Keyblade. Le garçon la regarda silencieusement. ... oui, j'ai encore besoin que tu me prêtes ta force, au moins jusqu'à ce que je retrouves Kairi. Sora rangea la Keyblade sur sa ceinture, dans son dos.
-Excuses-moi, Donald.
-Non, c'est moi, je me suis laissé emporter.
-Allez, les amis! On va pas chipoter pour ça, un pour tous et tous pour un!
Dingo tendit le dos de sa main a plat vite rejointe par les mains de Donald et Sora.
-Alors maintenant, allons retrouver Riku et l'amener avec nous, par la force si nécessaire!
-Oui! crièrent à l'unisson ses deux compagnons.

L'estomac de Monstro était un étang d'acide gastrique où des matières caoutchouteuses flottaient. Riku était là, attendant tranquillement les trois autres.
Ils arrivèrent et aperçurent Pinocchio mal en point, allongé contre le mur tout au fond de la salle de l'estomac. Dés que Sora le vit, il cria à Riku d'un ton ferme et assuré :
-Riku, laisse partir Pinocchio.
Riku regarda avec insistance Pinocchio et finit par répondre à Sora :
-Une marionnette qui se fait prendre son c½ur par les Sans-c½ur...C'est peut-être la clef pour sauver Kairi. Qu'en dis-tu Sora ? Unissons nos forces pour la sauver. Ensemble on peut y arriver, dit-il en s'avançant vers lui
Mais Sora sentit quelque chose, comme si Riku parler de s'associer avec une tierce personne qui pourrait bien être dans le mauvais camp. Alors, se fiant à son instinct, il se mit en garde. Choqué par son attitude, Riku lui demanda:
-Quoi ? Tu préfères te battre contre un ami plutôt que l'aider?! Qui plus est pour un pantin qui a perdu son c½ur ?
Sora alors lui rétorqua :
-Avec ou sans c½ur, il lui reste tout de même une conscience.
-Une conscience?
Jiminy en profita pour aller auprès de Pinocchio sans que les autres ne s'en aperçoivent.
-Tu ne l'écoutes pas, mais moi je l'entends parfaitement, reprit Sora. Et elle me dit que tu es dans le mauvais camp !
-Dans ce cas, tu ne me laisses pas le choix.
Jiminy désespéré arrive enfin prés du pantin  :
-Pinocchio! Pinocchio!
Il répondit d'une petite voix faible :
-Jiminy...ça va très mal...
Aussitôt son nez s'allongea, il releva la tête et fit un grand sourire
-Oh, tout compte fait, je crois que ça ira! corrigea-t-ill d'une voix enjouée.
Jiminy était rassuré et sauta de joie.
Zut! Il ne devait pas parler, pensa Riku. Enfin... maintenant le jeu est finit.
Sora réalisa qu'il s'était trompé du tout au tout. Mais il était vraiment stupide, c'était pas possible! Comment avait-il pu croire des choses aussi impossibles? Peut être à cause des talents d'acteur de Riku. Le garçon n'avait fait que simuler, de son kidnapping de Pinocchio à son bracelet qu'il a lancé dans l'eau. Il s'en est séparé à contrecoeur, c'était évident pour Sora. Le garçon était fâché contre lui-même de ne pas avoir percé plus tôt le numéro de son ami. Il plongea sa main dans sa poche et en sortit le bracelet que Kairi avait fait pour Riku. Quand elle lui a offert, Sora était un peu déçu. Il aurait tant voulu qu'il n'y ait qu'à lui que la fille ai donné un bracelet d'amitié. Mais il s'était fait à cette idée, il s'en fichait un peu même, puisqu'il avait à présent véritablement retrouvé son meilleur ami. Il s'approcha de Riku, confiant avec un grand sourire sur le visage, les yeux tout brillants, propre à son caractère d'enfant qu'il avait avant de quitter son île.
Mais soudain une ombre se déssina aux pieds de Sora qui s'écarta, voyant attérrir entre lui et Riku le Sas-coeur que Riku avait si aisément balayé.
Aussitôt Riku ouvrit un passage dimensionnel. Il se tourna une dernière fois vers son ami. Pardonne-moi Sora, j'espère que tu t'en sortira. Puis le garçon disparut, laissant le trio face à Parasite.
Pinocchio s'enfuit vers le ventre de Monstro, Jiminy sur son épaule, tandis que Sora, Donald et Dingo faisaient face au Sans-coeur.
Ce dernier n'attendit pas un instant, enfla et sa tête supérieure souffla un gaz jaunâtre sur le trio.
-Rafale! cria Donald en pointant sa canne vers le haut.
Les boucliers d'air apparurent autour des trois compagnons qui les protègèrent du gaz toxique. Dingo s'élança sur son ennemi.
-Dingo-Fusée!
Mais Parasite se protègea avec ses bras élastiques qui repoussèrent le guerrier qui attérit... en plein dans l'acide! Le pauvre Dingo se hâta de revenir sur les parties couvertes avant que son dérrière ne soit entièrement rongé.
-Soin! Ca va? s'inquièta Donald.
-Je survis, rassura Dingo.
-Tu vas nous le payer! clama Sora en chargeant sur le Sans-coeur.
Une fois de plus, le garçon eut la chance incroyable de pénétrer dans la défense de son adversaire sans aucune réplique, du soit à sa chance, soit parce que son adversaire fut tellement ébahis par sa charge suicidaire qu'il ne put rien faire. Que ce soit l'un ou l'autre, Sora était devant le Sans-coeur et lui asséna un violent coup d'épée de bas en haut. Sous l'effet du coup, la tête inférieure s'ouvrit et le garçon s'aperçut qu'à l'intérieur, il y avait une sorte de perle de la taille d'un ballon de football. Cette perle était recouverte de ténèbres, mais avant que Sora n'est compris, il fut repoussé et envoyé sur ses amis.
-Décidément, tu ne sauras jamais rien faire d'autre que de foncer tête baissée, fit remarquer Donald en l'aidant à se relever.
-Cette perle... c'est son point faible! J'en suis sûr!
-Alors il faut qu'on lui ouvre la ouche, dit Dingo.
Donald approuva mais il restait la défense.
-Ne vous en faites pas, j'ai un plan! Attaquez-le en même temps.
Les deux autres se tournèrent sans hésitation vers le Sans-coeur.
-Brasier!
-Dingo-Charge!
Pendant que le Sans-coeur bloquait la charge de Dingo et la boule de feu de Doald, Sora se faufila dérrière les deux attaques et une fois stoppées:
-Diskoblos!
La Keyblade frappa de plein fouet la bouche de la tête inférieure du Parasite qui s'ouvrit en grand. Sora récupéra son arme, sauta le plus haut possible et abattit la Keyblade sur la perle des ténèbres qui se volatilisa.
Après quelques contortions, le Sans-coeur disparut après avoir délivré un immense coeur.
-Riku! Riku! appella Sora. Où es-tu?

Il était revenu dans la cabine du capitaine et découvrit allongé sur le lit...
-Kairi!
Riku se précipita sur elle mais il vit qu'elle ne respirait plus. Sa joie laissa place à la tristesse la plus profonde.
-Alors... Kairi n'a plus que son envellope charnelle.
-Exactement, répondit Maléfique qui venait d'apparaître dérrière le garçon. Elle est comparable a une poupée sans vie.
-Et son coeur...
-Emporté par les Sans-coeur, aucun doute là-dessus.
Riku se retourna vivement.
-Dites-moi ce que je dois faire pour qu'elle redevienne comme avant!
-Il existe dans l'Univers sept jeunes filles au coeur pur, nous les appelons les Princesses de Coeur. Réunis-les toutes et une porte conduisant au coeur de tous les mondes s'ouvrira. Là se trouve une sagesse infinie. Tu y trouveras sûrement le moyen de récupérer le coeur de ton amie.
-Je le ferais! Je les trouverais toutes!
-Nous en avons déjà quelques-unes, la suite dépend de toi. A présent, pour t'aider dans ta quête, je vais te faire un don merveilleux. Le pouvoir de contrôler les Sans-coeur!
Le corps de Riku se mit à briller d'une lumière verte avant qu'il redevienne normal. Il se tourna, confiant vers Kairi et lui dit doucement:
-Encore un peu de patience Kairi, bientôt...
Bientôt nous serons tous les trois réunis et je récupérerais mon bracelet, d'ici là, prends en soin, Sora...

Le trio revint sur l'épave, le vaisseau gummi que Pinocchio avait "emprunter" à Cid était prêt à décoller. Mais il restait un dernier petit problème.
-Pour s'échapper, il faut que cette baleine ouvre la bouche, informa Geppetto.
-Comment va-t-on faire?
Le vieil homme sourit et répondit:
-Pinocchio est en train de s'en charger.
Le pantin rassemblait des bouts de bois sec, Sora comprit alors.
-Tu veux la faire éternuer?
-Oui!
-Ca peut être une bonne idée comme une très mauvaise, fit remarquer Donald.
-Pourquoi? demandèrent les trois autres.
-Vous avez vu la taille de ce monstre?! Si il venait à éternuer, on serait sûrement expulsés...
-Ben alors? Où est le problème? demanda Sora.
-... mais lancés à une telle vitesse que si nos croisions malencontreusement un astéroïde avant que le frein ne fonctionne...
Donald mima la scène avec ses mains, l'un de ses poings fermés percuta la paume de sa main.
-... BOUM!
-Mais... tu préfères quoi? Qu'on reste à jamais prisonniers dans cette baleine géante ou qu'on s'échappe?
-Tu marques un point, reconnut Donald.
-Dans ce cas, Brasier!
Le bois se mit à bruler et bientôt, des nuages de fumée noire monta dans la bouche de Monstro.
A l'extérieur, Monstro n'avais pas l'air bien, elle inspiraa, inspira, inspira et... éternua violement propulsant les deux vaisseaux gummi dans l'espace.

# Posté le mardi 18 septembre 2007 11:53

Modifié le mardi 12 mai 2009 18:13